La ville que je préfère au Maroc… peut-être parce que c’est là qu’on arrive (par la route) et qu’on a le premier contact avec le pays… peut-être parce que le premier séjour y a été magnifique… (les suivants aussi, d’ailleurs !) Peut-être tout simplement parce que la ville est belle et agréable…
La première arrivée (en auto-stop et c’était mon premier voyage hors de France), il y a eu l’émerveillement de voir pour la première fois une ville ainsi faite avec sa ville nouvelle et sa médina, ses ruelles totalement bordées de magasins, d’échoppes où travaillent des artisans (par corporation), les escaliers et passages couverts, les parfums d’épices, l’appel du muezzin, les enfants qui offrent de faire visiter la ville…
A propos de guide, parlons-en ! Dès le premier voyage ils furent bien la seule ombre au tableau (et le furent dans les voyages suivants même si c’était dans de moindres proportions !). Les « guides » étaient (le sont-ils encore ?) la plaie du Maroc ! Trop insistants, trop collants, parfois menaçants…
Mais retour à Tétouan et sa merveilleuse lumière !
Toute blanche,
Juchée sur des collines,
Sillonnées de ruelles fraîches
Animée d’une foule bigarrée (et ce n’est pas une vaine image car on y voyait des costumes magnifiques –surtout portés par les femmes- dans des couleurs et formes très variées)
Égayées par des musiciens à la peau sombre, vêtus de blanc
Les porteurs d’eau tout en rouge avec leurs outres en peau de chèvre et leurs larges chapeaux.
L’appel du muezzin d’une forte mais harmonieuse
Tous les bruits de marteaux, d’eau, de machines à coudre des travailleurs du cuivre, du bois, des couturiers, des potiers…
Nous logions dans de très petits hôtes situés dans la médina le long de rues étroites et fraîches. C’étaient des établissements très sobres (qu’on dirait maintenant insalubres) : petite chambre avec deux lits, parfois un lavabo, sanitaires sur l’étage pour plusieurs chambres, portes et fenêtres (quand il y en avait) donnant sur l’intérieur. Mais toujours les petites cours intérieures avec un arbre ou une fontaine, l’accès aux toits d’où l’on voyait la ville et les gens
Lors du voyage en stop, dès le premier matin, nous avons été réveillés par de la musique. Nous sommes sortis et avons suivi le son. Sur une place, des musiciens et des danseurs. Pour un premier matin au Maroc, nous étions ravis ! D’autant que la musique était belle et prenante.
C’est aussi à Tétouan que nous avons découvert la cuisine marocaine (nous ne connaissions que le couscous, d’accord c’est bon mais il y a tant d’autres choses !). Les soupes et les grillades vendues dans la rue ont fait notre régal.
J’espère que Tétouan a gardé tout son charme, ses petites rues blanches, ses artisans, ses musiciens, ses femmes aux grands chapeaux et aux robes rayées blanc et rouge. Je crains que les petits hôtels aient disparu… (hygiénisme quand tu nous tiens !). Mais, bien sûr, les habitants, eux, sont toujours là. Leur mode de vie a sûrement évolué et on ne peut que s’en réjouir s’il y a moins de pauvreté, plus d’enfants à l’école ; c’est évident.
Tétouan, ville de lumière et de sons.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander













