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Barulage et promenage

LAGRAND (Hautes-Alpes) : l'école

25 Mai 2008, 12:04pm

Publié par Barulaïre

                    C'est à lagrand que j'ai commené d'aller à l'école. Une classe avec un grand tableau vert (ou noir ?), des bureaux en pente avec le banc fixé à la table, le trou pour l'encrier... Cartes de géographie et cartes du corps humain aux murs ; et le poêle.. un grand poële gris entouré d'une rambarde à barreaux (en hiver, ce n'était pas du luxe ! non seulement pour le chauffage mais aussi parce que les enfants venant des fermes -par tous les temps- y faisaient réchauffer leur repas). Une classe d'une trentaine d'enfants de 6 à 14 ans. Et oui ! Les instits d'alors enseignaient ainsi ; on ne parlait pas de fermer une école ou une classe parce que dans une classe double il manque 1 enfant par rapport au quota fixé par on ne sait quel bureaucrate affalé sur sa chaise et devant son écran). Du CP au certificat d'étude (pour ceux qui n'allaient pas au collège). J'ai un excellent souvenir de cela car, quand je trouvais que ça commençait à patiner dans mon cours et que je m'ennuyais, je pouvais m'intéresser à ce que faisaient les autres. Excellent souvenir des séances de calcul mental que faisaient tous ceux qui savaient compter. Les derniers jours de juin où l'institutrice nous faisait écouter Pierre et le loup (tout le monde était scotché).
                  Je croyais avoir beaucoup oublié mais au fur et à mesure que j'écris tant de souvenirs  reviennent !
                    On apprenait non seulement là Marseilaise mais aussi le Chant des Partisans.
                    Il avait fallu élever des vers à soie pour observer leur fabrication des cocons, les nourrir avec des feuilles de mûrier (qu'on allait ramasser à l'entrée du village où il y avait 3 grands arbres : 2 mûriers blancs et un noir, ceux-là même dans les quels je passais des heures à observer les fleurs, feuilles et fruits, les insectes, écouter les oiseaux, regarder le paysage...).
                    Ramasser des feuilles qu'on devait tapper avec une brosse en chiendent pour ne laisser que les nervures.
                    Le nougat que fabriquait à Noël le mari de l'institutrice, Mme Bonnaud, le chocolat chaud qu'elle préparait elle-même.
                   Tous ces objets qu'on trouvait si beaux qu'on confectionnait pour la fête des mères (j'ai toujours une bergère en plâtre de Paris, peinte à la gouache et vernie)...
                    Les jeux des récréations : la guerre (donc j'ai oublié la règle : on traçait un cercle au sol, on le divisai en quartiers et je suppose qu'on devait prendre la place les uns des autres), la règle où, pieds contres pieds joints, se tenant par les mains, on tournait le plus vite possible penchées en arrière (jeu pratiqué par les filles), les billes biensûr : le trou ou le triangle, le portrait en hiver qui consitait à se laisser tonber dans la neige de tout son long et se relever sans abimer l'empreinte ainsi laissée. Et bien d'autres.
                    L'école telle qu'elle était n'existe plus : elle a été transormée en auberge et le bâtiment a été modifié. Le corps du bâtiment était composé d'un hall d'entrée avec à gauche la porte de la claisse et en face vers la gauche celle qui menait à l'appartement de l'institutrice et sa famille. A l'extérieur, sur la droite, les wc (2 je crois), un petit préau sur la droite. Le tout entouré d'un mur bas et grillagé. Cette école a été construite en 1890, désafectée en... 1985. Une autre école a été construite à Pont-Lagrand (en-bas du village) en 1982. (c'était l'école maternelle, en suite les enfants allaient à l'école primaire d'Eyguians à 1,5 km de là).
                    Je profite de ce petit texte pour rendre homage à mes deux institutrices : Mme Bonnaud et Mme Coussy ! Elles ont eu beaucoup de persévérance, de courage, d'amour de l'enseignement aussi, pour faire avancer des enfants de tous âges en même temps, avec chacun ses particulairités. Merci à elles.
 

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MAROC : Ksabi où l'on nous offre un chien.

24 Mai 2008, 20:35pm

Publié par Barulaïre

            Pendant notre séjour au village de Ksabi, des
 

Ksabi, dite aussi Ksa-Ksa, la Ksabe ou.. La Glue

enfants venaient nous rendre visite. Inous apprenaient quelques mots de marocain et nous b
avardions en français.
            Un jour, ils sont arrivés en portant chacun un… chiot ! Il y en avait 4 ! Ils nous en offraient un. C’étaient des chiots beiges et grassouillets, adorables… comme tous les chiots !
            Nous étions venus à moto et ça ne paraissait pas évident de faire le retour avec un chien (même chiot !). Finalement, nous nous sommes laissés attendrir, convaincus par les sourires des enfants, la bonne bouille des chiens. Un surtout qui sentait tout de suite où on avait posé quelque chose à manger et qui cherchait l’ombre et la fraîcheur (nous craignions qu’un chien du sud marocain souffre du froid en France).
            Et voilà. Ksabi était avec nous. Pas très original mais nous lui avions donné pour nom celui de son village. Petits noms : la Ksabe, la Glue, Ksaksa…
            Pendant les quelques jours qui nous restaient de notre séjour à Ksabi, tout s’est bien passé. Mais il fallait penser à la route. Nous avions un panier en osier souple et un chech que m’avait donné un de mes frères ; un pull et une écharpe au fond du panier pour le confort, passer le chech dans les anses du panier posé sur mon côté, l’attacher, le passer en bandoulière sur mes épaules et voilà, on peut rouler !
            Au début, Ksabi restait blotti au fond du panier mais, petit à petit, s’est enhardi et a commencé de grimper sur ma cuisse, s’y installer. Puis il a grimpé sur le dos de mon ami et a continué une bonne partie du voyage callé entre lui et moi, les deux pattes avant posées sur les épaules du conducteur… C’était très drôle, cette petite tête aux oreille retombantes (comme celles d’un labrador), sa truffe noire. Ksabi adorait se tenir ainsi !
            Voyager avec un chiot est un peu particulier ! Quand nous nous arrêtions pour qu’il boive ou mange, si des gens étaient là, ils étaient surpris de le voir sortir de ce panier ! Et en Espagne, ça a encore été plus fort qu’au Maroc ! Nous avions fait halte dans je ne sais plus quelle ville… juste à l’heure de la sortie d’une école ! « il perito ! il perito ! » Chacun voulait le caresser, le voir… C’était en fait super sympa !
            De retour en France, petit passage chez le vétérinaire. Ce n’était pas un chien, c’était une chienne. Sa race ? Un mixt de sloughi et de molosse jaune qu’on trouvait couramment dans les fermes isolées du sud marocain. Les sloughis sont des lévriers du désert, chiens intelligents, affectueux mais très exclusifs dans leur affection : leur maître et ses proches (très proches) et les gros chiens jaunes des fermes étaient de bons gardiens.
            De très jolis souvenir de Ksabi avec chien ou chienne de voisins ou amis : A Bayonne des amis avaient un chien appelé Mopi. Souvent les deux dormaient devant la cheminée et dans ces moments-là Mopi tenait Ksabi dans ses pattes avant… Attitude étonnante. Il semblait souvent jaloux des autres chiens qui pouvaient venir tel ce jour où il ne la regardait même pas mais sitôt l’arrivé d’un 3ième chien, il ne l’a plus quittée et empêchait même l’intrus de l’approcher… Les grandes courses Ksabi et Mopi sur les plages d’Anglet Il y a eu aussi les courses folles avec Rita, la chienne de la voisine de mes parents dans les Hautes-Alpes. Elles s’en donnaient vraiment à cœur-joie dans la campagne ! Une autre anecdote qui se passait à Marseille : nous étions dans la rue, Ksabi à mes côtés, en laisse juste tenue quand soudain elle est partie en flèche vers une femme (j’ai cru qu’elle allait la gnaquer (mordre, ce n’est pas joli !)) mais lui a fait des fêtes… Cette dame ressemblait à l’une de mes belles-sœurs ! Etait-ce la raison, je ne sais pas. Ksabi avait vraiment ses têtes : elle aimait ou elle n’aimait pas (mais je ne crois pas qu’elle se trompait !). Une des mes tantes avait passé quelques jours chez mes parents : Ksabi l’a tolérée mais… elle ne devait trop bouger si non, elle grognait ! En revanche, aucun problème avec les chats. Il y en avait un chez mes parents : Ratatouil et chez les parents de mon ami : Beltza. Avec Ratatouil qui vivait donc à la campagne et était indépendant, c’était plutôt chacun sa vie mais avec Beltza, en appartement à Anglet, il y a eu beaucoup de jeux ! et ça fonctionnait très bien ! Curieuse chienne !
            Mais cette histoire s’est avérée douloureuse car nous travaillions alors en saison et avons du confier Ksabi à des amis qui vivaient en communauté dans une ferme de la région d’Uzès. Ils étaient végétariens… ça va pour les humains mais appliquer cela à un chien (et même au chat), c’était idiot. Le chat chassait souris et oiseaux et n’était donc pas gêné par quelques céréales à l’huile d’olive ! Mais la chienne ? Il y avait les poules de la ferme voisine… et ça ne plait pas au fermier ! Normal ! Elle s’est retrouvée attachée. Nous l’avons récupérée dès notre retour. Par la suite, nous l’avons confiée à mes parents qui n’avaient qu’un petit jardin… et ne pouvaient pas l’emmener courir. Cela devenait très difficile d’autant plus qu’elle ne tolérait personne de nouveau à la maison. Finalement nous l’avons confiée (mais je pense abandonnée) à la SPA de Bayonne (où vivait la famille de mon ami mais eux en appartement…). Nous savions que là, les animaux étaient très bien traités et que tout était fait pour leur trouver une famille d’accueil qui leur convienne. Pas d’euthanasie. Et croyez-moi, je porte toujours le poids de ce geste !
            N’adoptez jamais un animal qu’on vous présente, parce qu’il est mignon, parce que vous croyez pouvoir lui donner une belle vie et beaucoup d’affection. Les bonnes intentions ne suffisent pas : il faut d’abord du bon sens ! Il faut y penser avant et chercher alors un animal à adopter. Il faut être sûr que notre habitation, notre mode de vie seront en adéquation avec une bonne vie pour un animal.
            Ksabi est née en 1972. Maintenant, elle doit être au paradis des chiens.

 

 Ksabi et Mopi (le chien de Christiane)

 Jsabi et Rita (la chienne de Mme Amat)

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MAROC : Ksabi

22 Mai 2008, 14:12pm

Publié par Barulaïre

               Pour aller à Ksabi, c’était simple : prendre la première piste à droite après Goulimine…

              Goulimine est une belle ville rose et blanche dans le sud du Maroc. Sa place, ses arcades, son marché aux chameaux à l’extérieur les samedis, sa tranquillité. Nous l’avons beaucoup aimée mais nous souhaitions passer un mois hors d’une ville, dans ce sud qui n’était pas encore tout à fait le désert mais déjà plus une terre ordinaire. Quand nous en parlions avec les gens, ils nous disaient qu’il n’y avait pas d’hôtel, pas d’endroit où loger. Nous avons donc décidé de rouler (à moto) vers le sud et de prendre la première route à droite. Pourquoi à droite ? parce que c’était la direction de l’océan. Et oui, envie de désert et d’océan… La première route fut une piste. Là, la moto était d’un grand intérêt car elle nous permettait de rouler aisément dans les traces de roues des camions… La piste sinuait (on peut se demander pourquoi les pistes traversant des lieux vierges font de telles courbes !) parmi de gros buissons poussiéreux. Elle passait par un village où nous nous sommes arrêtés. Nous pouvions considérer que c’était notre but. Il n’y avait quasiment personne sauf l’épicier et un client bavardant dans la petite échoppe qui semblait plus ouverte pour laisser entrer le soleil que pour faire du commerce ! Ils furent étonnés quand nous leur avons fait part de notre souhait de passer un mois ici. Ils ne savaient pas où nous pourrions séjourner mais une autre personne est arrivée et a parlé d’un homme qui avait un jardin à l’extérieur et qu’il avait peut-être quelque chose de disponible. Nous avons trouvé cet homme et, en effet, il nous a loué deux pièces dans une petite ferme à côté du village pour une somme très modique.

              Nous sommes allés voir le « jardin ». Ce que les gens de Ksabi appelaient jardin était en fait une petite ferme avec quelques animaux (ânes et lapins), un peu de terrain (oliviers, potager, herbes pour les lapins), deux ou trois bâtiments (habitations et abri pour les animaux) et surtout : un puits. Un puits qui faisait aussi citerne et bassin. Le tout entouré d’un haut mur couleur de sable.

             Là, vivait un homme jeune, chargé de s’occuper des arbres, du potager et des animaux et prénommé M'Bark. Il était très sympathique et nous nous sommes très bien entendus.

              Nous avions deux pièces : l’une tenait lieu de cuisine et de salle de bain, l’autre de chambre et séjour… Pour la toilette, il y avait l’au du puits. Pour la cuisine, nous avions acheté un brasero sur place et faisions tout cuire sur du charbon de bois ou du petit bois. Et là, je ne vous dis pas ! une simple omelette devient un plat de roi tant elle est parfumée ! Le meilleur souvenir culinaire que j’ai de Ksabi (à part un repas chez des habitants du village) est une soupe de pâtes faite par M'Bark sur un feu de bois...

             Régulièrement, nous allions à Ksabi faire quelques achats. Quand nous passions, les habitants, assis près de leur porte ou passant dans la rue, nous saluaient ou nous invitaient à venir chez eux.

              Nous sommes allés une fois pour un repas dans une famille qui nous a fait goûté un couscous de chameau. Il était particulièrement bon car la graine était moins blanche que celle habituellement utilisée et préparée avec un beurre comme ranci mais très agréable, en légumes : uniquement des carottes et des navets avec quelques poids chiches, bien-sûr, des épices ; en dessert, une salade d'oranges. Nous avions passé un très bon après-midi avec la famille.

              Une autre fois, c’est une soirée que nous avons passée dans une maison car les femmes voulaient me « faire les mains ». Les décorer avec du henné. J’étais évidemment ravie ! Je ne savais pas le temps que cela prendrait ! Là, les hommes et les femmes étaient séparés, j’ai passé la soirée avec elles. Dommage que je ne parlais pas marocain et qu’elles ne parlaient pas français ! mais on arrive toujours à se comprendre, c’est bien ce qui, à posteriori, paraît étonnant ! Elles ont commencé par passer de la pâte de henné sur toute la paume et la dernière phalange de chaque doigt de la main droite, la même chose à la main gauche mais là, elles ont décoré le dessus de la main et des doigts avec des courbes ou des lignes brisées, des points. Puis : garder les mains au-dessus d’un brasero pour faire sécher. Elles ont alors bien rincé le henné, en ont remis une couche qu’il a fallu faire à nouveau sécher et cela trois ou quatre fois (je ne me souviens plus !). Il était plus de minuit quand tout a été terminé. Mais c’était très joli : des dessins orangé foncé, une main bien décorée et l’autre très sobre. (cela a tenu 3 mois). C’était un beau cadeau qu’elles m’avaient fait. Nous avons bien ri, mangé des pâtes et bu du thé…

              Pendant ce séjour à Ksabi, nous avions rencontré à Goulimine des Français qui y faisaient un court séjour. Ils sont venus nous rendre visite dans « notre jardin ». Mais voilà, si les années 70 ont eu le grand intérêt de permettre une réelle liberté, une avancée dans les mœurs, cela a représenté aussi des abus ; il vaudrait mieux dire de l'incompréhension de la part de certains confondant liberté et grossièreté. Qu’une femme se baigne en petit maillot de bain dans la bassin à côté du puits a beaucoup choqué le jeune homme qui travaillait là (et nous aussi) mais elle n’a rien vu…

              Ksabi, c’était aussi les enfants. Ils venaient chez nous, nous bavardions et ils nous apprenaient un peu de marocain (liste écrite à l’appui) et nous complétions leurs connaissances en français. C’est eux qui nous ont offert la chienne Ksabi, eux qui nous parlaient de la forêt… cette forêt que nous ne voyions pas et qui était tout autour du village… La forêt était ces épineux qui poussaient, clairsemés, tout à l’entour dans le sol sableux… Leur étonnement et le nôtre étaient une chose très amusante (et édifiante) : ils ne comprenaient pas que nous n’ayons pas vu la forêt et nous étions étonnés qu’ils en voient une… mais chacun a pris le temps d’expliquer à l’autre son idée de la forêt.

              A Ksabi, point d’océan. Il était à plusieurs kilomètres de là mais son vent rafraîchissait l’air (un peu trop parfois), c’était le printemps et la saison des vents ici.

              Nous avons fait quelques balades dans les environs, sans but précis, à pieds ou à moto, juste pour le plaisir des yeux, des sensations devant ces étendues de sable, de terre et d’arbustes, parsemées de villages et de jardins.

 

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LAGRAND (Hautes-Alpes) : le jardin du curé

16 Mai 2008, 10:20am

Publié par Barulaïre

           Le jardin du curé est unLAendroit où les enfants adoraient aller jouer. On y accédait généralement en

 

escaladant un mur qui nous paraissait très haut. Il était en pierres, c’était donc aisé de caler les pieds dans des interstices… Pour compliquer la chose, souvent nous escaladions d’abord le mur qui longeait la route, arrivé sur un étroit sentier, nous étions au pied du mur du jardin du curé. (il nous paraissait très haut et pourtant, quand je suis retournée à Lagrand il y a peu, j’ai eu une surprise : il ne mesure pas plus d’1m80…)

             Ce jardin de curé ne dérogeait pas à la règle : il avait beaucoup de charme, était fleuri et entretenu tout en ayant l’air sauvage. Sur la droite des rosiers rose pâle dont les fleurs aux pétales froissés sentaient merveilleusement bon. Au milieu, un escalier qui menait à un petit chemin pour atteindre la cure et la rue de l’autre côté (c’est comme ça dans les villages bâtis en côte !). Sur la droite, des pervenches et du lierre sur tout le mur.

              Un des jeux consistait à monter les escaliers en courrant de plus en plus vite si possible et de sauter par le mur de lierre et de pervenches… Ca se bousculait pas mal et les chutes étaient amorties par les feuillages.

               Dés le printemps, un autre jeu consistait à s’habiller de pervenches et de lierre. On se recouvrait de lianes ! De la verdure et des fleurs bleutées… pour simuler capes et robes.

               Si nous coupions des pervenches et du lierre pour nous déguiser, nous ne cueillions pas les roses, iris et autres fleurs du jardin. Pour le laisser tel quel sûrement. Pour ne pas nous faire gronder peut-être ?

               Les buis sont nombreux à Lagrand et il en pousse aussi dans le jardin du curé. Avant le catéchisme, il arrivait que nous allions au jardin prendre des boules de buis pour les lancer sur le curé… Pardon abbé Richaud ! Bien sûr, il nous grondait (mais on faisait ça rarement quand même !).

               Je n’ai pas revu le jardin car… je n’ai pas osé escalader le mur !

               La prochaine fois, il faudra que je le fasse...

              Mais le chemin qui y conduit est toujours bien fleuri : iris, lilas.

 

 

   L'album de Lagran
http://barulage.over-blog.com/album-1144349.html

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Les Courtilles (Hautes-Alpes)

9 Mai 2008, 01:37am

Publié par Barulaïre

             A 7 ou 8 km de Lagrand, se trouve le hameau des Courtilles sur la commune de Chanousse, entre Trescléoux et Serres. Une route départementale puis un beau chemin pour atteindre les quelques maisons des Courtilles. Un mont à l'adret entouré de montagnes. Un espace déjà verdoyant pour ce début mai, les cerisiers sont en fleurs.
            On ne vient pas par hasard ou par erreur aux Courtilles.
            C'est ici qu'haite l'une de mes nièces.
            Eparpillées à l'entrée du hameau, quelques maisons neuves, des résidences secondaires (qui ne sont pas toutes terminées) ; puis les quelques maisons du hameau. Ce sont des bâtisses en pierres de chaque côté de la petite rue qui, bien que courte, trouve le moyen d'être agrémentée de courbes et côtes... En contre-bas coule un ruisseau ; il coule maintenant mais généralement pas en été, il a besoin de la fonte des neiges ou des pluies printanières.



            Chose étonnante, dans un si petit hameau, se trouve une chapelle. J'ai pu la vister avec ma nièce. Elle est si petite qu'en plus de l'autel, il n'y a de place que pour une dizaine de prie-dieu... Elle est dédiée à Sainte Anne. Lors de la commémoration de la sainte, le 26 juillet, la messe est célébrée dehors, les gens sont sur la placette et dans la rue... car même si le hameau est petit, des personnes viennent des alentours et ça fait du monde.
            Elle a été construite en 1650 puis restaurée. Maintenant, elle aurait besoin d'un "raffraichissement". Mais elle est toujours belle et pleine de charme !

 




C'est un trou de verdure où chante une rivière... et les grillons !


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LAGRAND (Hautes Alpes)

7 Mai 2008, 09:17am

Publié par Barulaïre

            Lagrand est mon deuxième chez moi (parmi d’autres encore !).

            En effet, si je suis née à Lachau, y ai appris à marcher et à parler, je n’y suis pas allée à l’école (contrairement à mes frères). J’ai commencé ma scolarité à Lagrand. Et puisque je parle de l’école, je voudrais dire ici merci à mes deux institutrices : Mme Bonnaud et Mme Coussy. J’y reviendrai dans un article sur l’Ecole Communale de Lagrand.

            Lagrand est un village perché en haut d’une colline, au bord d’un plateau. On y accède par deux routes aussi raides l’une que l’autre mais la principale est un peu large (moins étroite) que l’autre et a deux beaux virages en épingles à cheveux. Elle passe devant les Pins de Baron. Une petite sapinière (pourquoi disait-on pins ?) qui appartenait non pas à un baron mais à M. Baron (je ne sais pas qui en est propriétaire actuellement).

 

 


           Quand  ma  famille  est  arrivée  à Lagrand  en 1955, il n’y  avait  pas de  tout-à-l’égout,  pas d’eau courante, pas de rues goudronnées…

            Pour l’eau, il fallait aller la chercher à la fontaine (il y en avait une à proximité de la maison que nous habitions). Mais l’hiver, quand il faisait très froid, avant de pouvoir remplir son seau d’eau, allumer un feu sous le robinet était indispensable ! Pendant l’été, on se rendait à une autre fontaine avec les pots-à-eau, celle de la calade à côté du lavoir, un peu plus éloignée, mais son eau était particulièrement légère et fraîche (très agréable en des temps où la majorité des gens n’avaient pas de réfrigérateur). Quelques années plus tard, de gros travaux ont été entrepris par la commune : toutes les maisons ont eu l’eau à l’intérieur après le creusement des rues – à la main-, la pose de tuyaux, la remise en place… Evidement, il n’y a pas eu de belles cuisines, salles de bains, toilettes, installées tout de suite, presque personne en avait les moyens !

            En suite, il y a eu le goudronnage de la route, de la place. Quant aux ruelles, elles ont été empierrées. Ce dernier travail a été effectué par des groupes de jeunes venant de divers pays d’Europe, logés et nourris par les habitants du village. Ces travaux-là m’ont laissé un excellent souvenir : l’odeur du goudron, les machines qui dament le sol, les pelleteuses. Voir des lieux se transformer ainsi m’avait paru très impressionnant (je suis toujours admirative des grands travaux routiers !). Quant à la présence de ces jeunes (vieux pour moi qui avais 7 ou 8 ans), elle a été marquante aussi : nous entendions pour la première fois des langues inconnues. Les jeunes filles hébergées chez nous étaient Bulgares je crois.

            Chose étonnante pour un village ancien, il n’y avait aucun commerce : pas de boulangerie, nii d’épicerie, de boucherie. En ces années-là, des marchands passaient une ou deux fois par semaine avec un fourgon : 2 épiciers, 1 boulanger, 1 boucher-charcutier, 1 poissonnier et une fois par mois un marchand de vêtements ; une fois par an, des rempailleurs de chaises ; de temps en temps des cardeurs qui refaisaient les matelas. Il est vrai qu’une boulangerie, une épicerie, un bar, un bazar étaient ouverts à Pont-Lagrand, à 1 km en bas du village (mais à pieds, avec la côte et un regard d’enfant, ça paraissait loin !

             L’église rassemblait quasiment tout le monde le dimanche, ceux qui y entraient et ceux qui restaient devant… Je reviendrai aussi sur cette petite église du XIIe siècle, sobre, à l’excellente acoustique.

             Ne croyez pas que la vie était triste. Elle était sûrement dure pour les parents qui avaient beaucoup de mal à « joindre les deux bouts » mais je croix que nous y avons tous de bons souvenirs ! Comment les enfants préparaient leur confession, les disputes entre groupes d’enfants qui se formaient et se modifiaient, les « raids » dans les cerisiers au printemps, les voisines qui chantaient dans la rue, la foire annuelle, jouer au « portrait » dans la neige, le nougat que le mari de l’institutrice préparait pour Noël, la salle de la mairie où tout le monde assistait au dépouillement de toute élections, etc, etc

            Tant d’anecdotes ! J’essaierai d’en rapporter quelques unes.

 

 


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VANCAU, dans l'espace et dans le temps, avec art

7 Mai 2008, 09:07am

Publié par Barulaïre

                  C’est un artiste voyageur… Ses totems, en objets privilégiés,  « habitent » dans un grand parc, celui de la Fondation Vancau, à Moircy, Belgique.

                On peut voir sur son site son travail mais aussi partager ses voyages et escapades françaises durant de nombreuses années.

                De plus, les textes sont vifs, les photos traitées de manière originales  et procurent ainsi une lecture, des promenades,  particulièrement plaisantes.

 

www.christianvancautotems.org

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Les peintures à l'huile des bouddhas de Bamiyan

4 Mai 2008, 22:32pm

Publié par Barulaïre

             Je ne lis pas les journaux quotidiens ; heureusement pour moi, mon mair le fait parfois. Ce matin il m'annonce que le Dauphiné Libéré a publié un article sur les bouddhas de Bamiyan : les fresques sont des peintures à l'huile...
             Surprise, je lis l'article : des chercheurs japonais, américains et européens travaillant au maintien de ce qu'il reste des bouddhas (après la destruction due aux talibans) ont découvert des fresques particulèrement bien conservées, aux couleurs encore vives. Après l'étude de prélèvements annalysés par l'E.
S. R. F. de Grenoble, en utilisant la technique du
synchrotron, il a été constaté que plusieurs de ces échantillons contiennent des traces d'huile... 
             L'étonnement fut grand bien sûr car jusqu'à présent les historiens d'art faisaient remnter l'utilisation de la peinture à l'huile au XVe siècle (par les frères Van Eyck).
             Toujours est-il que la découverte est intéressante. Peut-être plus de fresques que celles qui ont déjà été vues dans une douzaine de grottes sont ornées de telles peintures.
             Un merci soit donné à Yoko Tamiguchi (chercheur japonais) et Martine Cotte (chercheur au CNRS et à l'ESRF qui ont conjointement travaillé à ces recherches.

(photo du Dauphiné Libéré qui est la même que celle visible sur tous les sites abordant ce sujet)

Liens :

ESRF : http://www.esrf.eu/news/general/bamiyan/

LES DECOUVERTES ARCHEOLOGIQUES : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.com/2008/04/quand-le-synchroton-rvle-les-plus.html

VAN EYCK : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_van_Eyck

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