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Barulage et promenage

Maroc en voiture (2)

25 Avril 2008, 09:57am

Publié par Barulaïre

            A Tétouan, à nouveau un petit hôtel dans la médina. La toujours aussi belle ville et nous sommes toujours sous charme, 10 ans après le dernier séjour.
            La route est toujours aussi agréable, une autre route de montagne qui nous fera passer encore une fois par Boulaouan. Avant d’arriver à Marrakech, nous avons pris une route qui nous a conduit au bord d’un lac dans les montagnes. En fait, c’est un lac artificiel formé après un barrage qui fournit de l’énergie hydroélectrique. Avant d’y arriver, un barrage militaire. Ils sont étonnés de nous voir arriver là mais nous permettent de nous installer au bord du lac pour quelques jours. Il n’y a personne. Aucune construction visible. Rien que l’eau bleue et la terre rouge ! Un paradis sur terre ! Les fous de planches ont pu « plancher » malgré un vent un peu faible mais ils ont apprécié ce site admirable. Quant à moi, j’étais éblouie ! Je n’ai jamais revu un tel paysage ! bicolore, c’est tout. Et le silence ! Une planche à voile glissant sur l’eau d’un lac devenait bruyante !!!!
            Petit passage à Marrakech mais ils étaient impatients d’arriver à l’océan…
           Une autre lieu superbe : entre Marrakech et Agadir, le col du Tizi N’Test… Nous l’avons vu par tous les temps, pluie, soleil, brouillard. Superbe !
            A Agadir, séjour au camping : c’était ce qu’il y avait de moins cher et il était très agréable. Ca n’a rien à voir avec les clichés-camping qu’on a des estivants. Ce n’est pas la même clientèle. Ici, les gens restent souvent plusieurs mois et il n’y a pas que des vacanciers. De nombreux jeunes Marocains habitaient là car les loyers étaient trop élevés à Agadir. L’ambiance était donc généralement excellente !
            Parfois, des tours à Inezgan (qu’un ami aimait appeler « isnogood » et …….., camping sauvage (je n’aime pas cette expression, je lui préfère poser sa tente librement) J’ai vu à la télévision que cet endroit est maintenant aménagé et occupé par des retraités qui se regroupent en « communautés » les Français du Nord, du Sud, les Allemands… Chacun bien chez soi et parfois l’apéritif les réunit.
           Retour à Marrakech pour un séjour de quelques jours, avec visite de la ville, balades dans le bazar, le thé sur une terrasse au-dessus de la place Djelma Efna. C'est là que nous avons rencontré Djanoub.
           Au retour, passage à Mekhnès avec une visite à Moulé Idriss et à Volubilis où l’on peut admirer des vestiges romains.
           La route pour Tanger. Je n’ai pas grand souvenir de cette ville car j’avais très mal au dos (ça a été le début pour moins de nombreuses séances de kiné ; il faudra que trouve un ostéopathe pour aller vers une vraie guérison !).
           Ce voyage n’était pas le mien. Je ne suis pas une groupie ! J’ai beaucoup lu mais je ne saurais même plus citer les livres que j’avais apportés ! Je ne regrette pas de l’avoir fait pour le séjour magnifique au bord du lac ! Ca, c’était magique et le souvenir le reste !

MAROC
   D'autres photos ici :
 
http://barulaireauvietnam.blogs-de-voyage.fr/album/maroc/

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Maroc en voiture (1)

24 Avril 2008, 09:52am

Publié par Barulaïre

            Pour dire la vérité, ce voyage au Maroc n’était pas prévu. Avec deux amis, nous voulions aller à Saint Barthélemy ou à l’entour car ils faisaient de la planche à voile et moi qui cela n’intéressait pas je souhaitais passer l’hiver avec eux en lisant toute la journée  au soleil et faisant la crêpe sur la plage (pourquoi pas les Antilles)… Mais ce voyage était soumis à une condition essentielle : vendre notre voiture ; ce qui fut plus difficile que prévu (pourtant c’était un très joli coupé !). Et comme – pour ne pas dire de lieu commun - le temps c’est de l’argent… ce retard nous a coûté cher. Donc, direction…. Le Maroc : frais de déplacement allégés, climat doux, des gens sympas, bonne cuisine, beaux paysages…et, parait-il, un bon sport à Agadir…Donc, achat d’une vieille Simca 1100 qui avait très roulé, les planches sur le toit et en route pour le littoral marocain !.
             C’était fin février. Le départ s’est fait depuis les Hautes-Alpes, Barcelone, Algeciras, Ceuta, Tetouan, Marrakech, le col du Tizi N’Test, Agadir avec quelques pérégrinations aux alentours.

 
Espagne :
            Il ne faisait pas très beau temps et nous avons eu beaucoup de pluie en Espagne. Quelques arrêts pour manger, dormir, admirer le paysage. Nous avons fait quelques bons repas mais difficile pour moi d’accompagner des gens qui aiment les fruits de mer quand je trouve que ses bestioles à carapaces, antennes et plein de choses bizarres ne sont pas une nourriture !!!! (mais il y avait d’excellentes soupes de poissons).
            La classique traversée Algeciras – Ceuta a pris un peu plus de temps que les autres fois car il y a pas mal de monde qui se déplaçait avec sa voiture…
            Pour le retour, j’avais mal au dos et nous avons pris un autre ferry depuis Tanger jusqu’à Sète : 1 nuit, 1 jour, 1 nuit à bord. Fouille très poussée à la douane ! Il faut que les personnes voyageant en voiture étaient toutes suspectes pour eux ! Très agréable mini croisière ! J’avais avec moi, nichée dans ma veste, une attraction pas prévue au départ : un chaton multicolore adopté à Marrakech ! Qui s’inquiétait s’il avait mangé, qui s’il avait bu, etc… et qui me dit que la charmante tache grise sur son nez n’était pas un charme de plus fourni par la nature mais… une gale ! (je reviendrai plus loin sur la vie Djanoub).
            Après Sète, retour vers les Alpes avec un petit crochet par Vaison la Romaine, ce qui nous fait traverser une partie de la région des Côtes du Rhône… Des bouteilles de Gigondas ne sont peut-être pas le cadeau qu’on attend de personnes rentrant du Maroc, mais bon… il est si délicieux !

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"l'héritage du Tibet" Detlef Ingo LAUF

20 Avril 2008, 16:15pm

Publié par Barulaïre

            Dans ce livre à la belle iconographie, Detlef Ingo Lauf nous présente l'art tibétain dans toute sa finesse, sa beauté et sa spiritualité. L'art tibétain est indissociable de la religion. La culture tibétaine semble avoir toujours évolué dans la spiritualité voire le mysticisme.
            Detlef Ingo Lauf ne fait pas que nous présenter l'art tibétain, il nous présente tout une culture, une civilisation ; il en donne les clefs (même si parfois cela peut nous paraître très sinueux et déroutant). Une religion qui n'a pas de dieu mais une foule de déïtés, bienveillantes ou malveillantes, sereines ou furieuses, un hommain accompli. Un bouddhisme où l'on retrouve les croyances Bon, religion archaïque tibétaine.

Les titres des chapitres :
- Nature et devenir du lamaIsme
- Forme et manifestation secrète de l'art tibétain
- L'image des Bouddhas et des bodhisativas
- L'art majeur de l'écriture
- Le vécu de la mystique dans l'art tibétain
- Déploiements visionnaires au sein du Mandala
- Nature des divinités tibétaines
- Grands maîtres et saints du Tibet
suivent un index, des remarques sur la transcription des termes techniques et une très importante bibliographie.

            Que la religion soit aussi ancrée dans la vie quotidienne peut paraître choquant à un regard occidental. Certes, les prètres et moines ont un grand pouvoir et, certes, je préfère à tout un pays laïque, mais que cela ne nous empèche pas d'apprécier la beauté inspirée par la foi. (La spiritualité est par trop absente en Occident !).

"L'héritage du Tibet" Detlef Ingo Lauf, Kümmerly & Frey - Editions Géographiques - Berne,


 

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"Du Fleuve Rouge au Mekong, les nouveaux courants du Viet Nam" Collectif

19 Avril 2008, 19:19pm

Publié par Barulaïre

            Nous connaissons les peintures vietnamiennes représentant traditionnellement des paysages et des scènes de la vie quotidienne tant à la campagne qu’en bord de mer, le travail ou les loisirs. Un art traditionnel très beau qui influe sur l'artisant , sert de support à la broderie, aux panneaux laqués ou incrustation d’ivoire ou de nacre. Mais l'art est vivant, il y a donc aussi des peintres novateurs et l’on peut dire que l’art vietnamien bouge.
            La preuve en est des galeries d’art que l’on trouve surtout dans les grandes villes (pas celles qui vendent les chromos qu’on trouve sur les marchés ou dans les boutiques de souvenirs mais celles qui osent présenter les créateurs). Comme dans tout mouvement créatif tout n’est pas bon (enfin, celà dépend aussi de la sensibilité de chacun), tout n’est pas vraiment novateur, mais le mouvement est là.
            Dans le livre « Du Fleuve Rouge au Delta du Me Kong », quelques exemples de ces nouveaux peintres :

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Dinh y Nhi

      Jeune artiste de Ha Noi,
fille du peintreDinh Trong Khan, elle s'exprime surtout par des tons de noir, blanc et gris. Ses dessins répétitifs sont sans concession, juste tournés vers la vie.

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Do Hoang Tuong


      Il a commencé sa carrière comme illustrateur de livres pour enfants puis dessinateur de bandes dessinées pour enfants. Mais s'il était connu du public, les finances ne suivaient pas et la parution du magazine a cessé.
     La peinture a continué, nus, portraits, paysages. Tout un travail. Un chemin vers une peinture presque abstraite, traits et touches de lumière, couleurs chaudes ou rabattues. Une peinture toujours en devenir.





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Le Hong Thai 

      Par la laque traditionnel réadaptée sur une toile, par une recherche profonde, Le Hong thai nous ouvre des portes, à nous de passer de l'autre côté...

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Le Thiet Cuong 

De fins dessins, des couleurs subtiles, des objets de tous les jours, comme un pont entre hier, aujourd'hui et demain.
Extrait de l'un de ses textes :
"Je préfère l'unique, sa singularité, notre point de déprat, notre lieu d'arrivée.
Je n'aime pas les couleurs multiples et, s'il en faut, que ce soit l'ombre d'une couler."

Peintres-vietnamiens-Le-Thua-Tien.jpg

Le Thua Tien

      Ce professeur de peinture habite la belle ville de Hué, ancienne apitale, ville d'art et de culture, riche en monuments et arrosée par un fleuve au bon nom : la Rivière des Parums...
        Dessins traditionnels à l'encre, peinture à l'huile. Etude d'un peu plus d'un an à Amsterdam et retour à Hué.
        Il continue son cheminement : sculpture, composition, travail sur ordinateur. Toujours des projets, des voies explorées sans oublier les connaissances du passé.



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Maroc à moto (2)

18 Avril 2008, 16:50pm

Publié par Barulaïre

                    Un séjour à Tétouan, à nouveau dans la médina. En hiver ou printemps, la ville et la région sont agréables. Encore des promenades dans les ruelles. Elles semblent toujours différentes, toujours nouvelles. C’est peut-être ça l’intemporalité ?

                    La moto nous permettait toute liberté dans nos itinéraires. Aussi, nous avons choisi de prendre une route de montagne qui passait par Ketama (haut lieu de la production de kif). Route grimpant dans un superbe paysage ! En de tels lieux, on peut se croire seul au monde ; on est toujours surpris, lors d’un arrêt, d’être interpellé par une personne sortie de nulle part (comme cela arrive souvent dans les déserts ou zones plus ou moins désertiques) mais ici, la montagne est habitée par de nombreux producteurs de kif, le terrain semble y être propice.
                    Nous continuons vers Boulaoun (et son délicieux vin rosé). Il y a au Maroc une belle production de vins très agréables. De grandes régions plantées de vignes.
                    Puis arrivée à Marrakech. Nous ne sommes pas déçus ! La vieille ville est belle. La place Djema El Fna très animée. Nous séjournerons à ses proches abords dans un petit hôtel. Une excellente cuisine avec les keftas de toutes sortes.
              La route vers Agadir passe par le superbe col du Tizi N' Test. avec sa terre rouge. Nous avons eu la chance de voir la une immense mer de nuages ! C’est d’une beauté saisissante mais à la descente, ça l’est moins car là, on ne voit plus rien !
            Juste une pause à Agadir et une pensée pour les victimes du tremblement de terre des années 50 (j’étais très petite mais j’aurai toute ma vie devant les yeux une photo vue alors dans une revue : la terre fendue et des maisons qui semblaient basculer). La ville nouvelle semblait bien touristique.
                     Et enfin, la route qui descend vers le sud…vers le désert de sable.
                    C’est au cours d’un arrêt dans un village le long de cette route que nous avons eu l’occasion de bavarder avec un homme âgé qui nous a parlé de l’époque pendant laquelle il a combattu auprès de l’armée française. Il était fier d’avoir participé à deux guerres de libération mais nous nous demandions s’il avait la reconnaissance de notre état… (je n’ai su que plus tard que tel n’était pas le cas ; voir le film « indigènes »).
                    Goulimine… Aussi rouge que Tétouan est blanche… Dans le désert. Nous y sommes restés quelques jours car nous cherchions à loger plus à l’extérieur. Nous avons décidé de prendre la route vers Tant Tan mais de suivre le premier chemin à droite… Pourquoi ? comme ça.
                    C’est ainsi que nous sommes arrivés à Ksabi, petit village perdu entre désert et océan. Nous sommes entrés dans l’unique épicerie et avons demandé si quelqu’un louait une chambre. Surprise du marchand et des gens. Mais on nous conduit chez un homme qui doit pouvoir louer quelque chose. Et en effet : il est propriétaire d’une ferme avec jardin à la périphérie du village. Il accepte de nous y louer 2 pièces pour un mois. Notre séjour sera sublime !
                   Les enfants du village nous rendaient des visites ; un jour, ils nous ont apporté… un chiot ! Je reviendrai sur son histoire.
                    Pendant ce mois à Ksabi, nous faisions des balades dont une visite à Tan Tan et des tours, juste pour le plaisir, sur des pistes du pré-Sahara.
                    Sublime sud marocain !
           
MAROC
  Quelques photos ici :
 
http://barulaireauvietnam.blogs-de-voyage.fr/album/maroc/

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Maroc à moto (1)

17 Avril 2008, 16:48pm

Publié par Barulaïre

            C’était une petite moto : une 125 Honda rouge et chromée. Notre première moto. Une bonne révision avant le départ et en route. Au printemps.
 
Espagne
            Un petit arrêt à Pampelune et quasiment la même route qu’au premier voyage. Cette fois-ci, pas de séjour en Espagne car nous partions après une saison d’hiver à Pra-Loup (Alpes de Haute-Provence) et y retournions pour celle d’été, mi-juin.
            A l’aller, la traversée pour Ceuta a été selon mon rêve : la mer bien démontée, tangage et roulis ! Un vrai régal ! Mieux que les montagnes russes ou le grand 8 ! Malheureusement, la majorité des passagers était coincée dans leurs sièges et beaucoup vomissaient… c’était la seule ombre au tableau ! Impressionnant de voir l’avant (puis l’arrière) du ferry plonger dans la mer dans une gerbe d’écume et les vagues arriver en force. J’étais excitée comme une puce et courrais d’un côté et de l’autre pour ne rien perdre du spectacle : le vent, la plus, les vagues et les mouvements en tous sens du bateau !
            Heureusement, quand il a fallu reprendre la route à Ceuta, le temps était redevenu plus clément.
            Mais c’est pendant le retour vers la France, direction Anglet, que nous avons eu un gros problème avec la moto (la moto n’était en fait pas en cause nous voulions rentrer rapidement et rouler donc plus longtemps ; les amphétamines étant alors en vente libre en Espagne, nous en avons pris mais… pas la moto. Elle n’a pas aimé et a coulé une bielle… Donc, la moto, nous et le chiot que nous ramenions, dans le train et des frais en perspective à l’arrivée…). 
           Nous avions de la compagnie : Ksabi un chiot qu'on nous avait donné au Maroc, pendant notre séjour prés de Goulimine. Je raconterai cela dans un prochain article. Elle nous a amené la sympathie de beaucoup de gens à ce moment-là.
            Le parcours à moto était bien agréable malgrè parfois quelques averses. Rien à voir avec la route en voiture ou camion ! Même si ce n'était pas une grosse moto (c'était une 125...) on se sent plus vivant à l'air que dans une carrosserie (même avec les vitres ouvertes !).

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Le Maroc en auto-stop (2)

11 Avril 2008, 11:13am

Publié par Barulaïre

                    Je n’ai pas de souvenirs précis de Ceuta à part les passages en douane. Pas de problème particulier, pas d’animosité envers les auto-stoppeurs (ce qui n’était pas toujours évident de la part d’institutions et de personnes très conventionnelles !). 
                   Mais après Ceuta, c’est Tétouan ! et Tétouan est une ville superbe ! Est-ce que c’était parce que je vivais ma première fois hors de l’Europe ? la première fois de l’autre côté de la Méditerranée ? Je ne sais pas. Tétouan m’a enchantée et je n’en ai que d’excellents souvenirs ; toujours le même plaisir d’y retourner !  (s’il y a eu de mauvais moments, ils sont balayés !). Le style est composite : arabe et espagnol, donc unique : il est « tétouanesque », si j’ose dire. Merveilleuse ville blanche où l’on croise des musiciens, des porteurs d’eau, des femmes vêtues de diverses manières. De la couleur et du son. Egalement des odeurs, celles de la cuisine mais aussi celle de la teinturerie, des métaux martelés ; celles de rues vivantes. 
               Le stop marchait bien et donc pas de problème pour continuer la route vers Fez, Mekhnès, Rabat, Casa. Nous pensions aller à Marrakech mais plus de sous ni assez de temps (nous voulions retravailler à partir du mois de juin et il fallait bien un mois pour trouver quelque chose de correct). Aussi notre route s’est arrêtée, pour ce premier voyage, à Essaouira. Si l’ancienne Mogador fait rêver, elle ne m’a pas enchantée. Je n’ai le souvenir que d’une ville basse et blanche, ventée, où rien ne m’a retenue… En revanche, de bon séjours dans les autres villes (Mekhnès est particulièrement belle et intéressante !). 
                   Dans les grandes villes les Médinas sont des lieux particulièrement attirants et agréables. Elles sont le cœur des villes. Souvent, la partie la plus ancienne d’où sont partis les rues, résidences, immeubles, nouveaux marchés pour rayonner et s’étendre, créant ainsi une nouvelle ville qui n’étouffe pas l’autre (espérons-le car il semble que ce ne soit pas toujours le cas depuis quelques années. Le Maroc, comme le reste du monde, n’est pas à l’abri des esprits mercantiles). 
                    En ce qui concerne ma vente de dessins dans les bars, ça marchait très bien dans les villes. Il va de soi que je n’en vendais pas dans les villages : les gens y sont pauvres. Mais à Casablanca ou Rabat surtout, on trouvait, dans la ville nouvelle, des bars luxueux où venait la clientèle très aisée. Ils étaient surpris et amusés par mon activité mais était généreux et nous avions l’occasion de discuter de choses et autres. Contrairement aux idées reçues, il y avait aussi pas mal de femmes, élégantes et non voilées. Des étudiantes, des employées de banque et autres administrations, des prostituées de luxe, des jeunes filles de bonnes familles venant prendre l’air…
                   Quoi qu’il en soit, à la ville ou à la campagne, en stop, à moto ou en voiture, le Maroc est un pays très agréable où la lumière est très belle. 

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Le Maroc en auto-stop (1)

6 Avril 2008, 14:11pm

Publié par Barulaïre

                 Au départ d’Anglet (Pyrénées Atlantiques), en janvier 1971… Presque pas de sous mais l’argent n’était pas un problème car il nous en fallait peu, nos exigences pratiques étaient très modestes ; l’essentiel étant de voyager, de voir des gens, des lieux. D’autres cieux. Pour compléter notre budget, je faisais des dessins et les vendais dans les bars à l’heure de l’apéritif du midi ou du soir. Ca marchait plutôt bien : les gens sont très gentils (contrairement à ce que voudrait nous faire croire la morosité propagée par les médias actuellement). 
                Le charme de l’auto-stop (mis à part sa gratuité) est le fait de rencontrer toutes sortes de gens. On voit là que riches ou pauvres, les automobilistes s’arrêtent pour transporter des inconnus, souvent offrent à boire, parfois à manger. (ceux qui nous filaient sous le nez étaient tout aussi divers sûrement !) Les rencontres sont toujours intéressantes de par leur diversité. Toutes sortes de véhicules aussi : du semi-remorques à la 2cv en passant par la fourgonnette ou la grosse berline. Des gens bavards ou taciturnes. Alors plus d’homme que de femmes mais elles conduisaient moins que maintenant (et il y avait moins de voitures). J’ai adoré faire du stop.


L’Espagne
 :
               Pendant le parcours du départ, il faisait plutôt froid ! Je me souviens tout particulièrement d’une soirée affreuse à Madrid : il y avait tellement de brouillard qu’on ne voyait plus le haut des lampadaires ! Nous ne nous y sommes donc pas arrêtés pour fuir ce lieu si humide, au froid si pénétrant ! Et pour combattre le froid, parfois nous buvions un mauvais rhum… mais les degrés faisaient leur action et pour un moment nous avions l’illusion d’avoir chaud. Tout juste bon pour s’attraper un rhume ou une angine ! (ce ne fut pas le cas).
                  La route continue avec ses aléas et ses petits plaisirs.
                 Il y avait alors en Espagne (je ne sais pas si ça se fait toujours) pleins de petits plats servis avant les repas, avec l’apéritif. (nous ne nous payions pas l’apéro mais souvent, quand un automobiliste qui nous transportait s’arrêtait pour en boire un lui-même, il nous en offrait un aussi). Tous ces petits bols et coupelles ressemblaient à des « taraillettes » (joli mot employé dans le midi pour désigner les pièces composant les dinettes avec lesquelles jouaient beaucoup de petites filles). Y étaient servies toutes sortes de bonnes choses variant selon le standing du bar ou du restaurent et la générosité du patron ! olives, crevettes ou autres charcuteries et toutes sortes de préparation, comme des échantillons de la cuisine espagnole. Un régal !
                  Nous avons un peu séjourné à Torre Molinos (sur la Costa del Sol) ; c’était alors une station balnéaire naissante. On commençait à construire beaucoup d’immeubles. Trop. Mais nous sommes surtout restés à Malaga, belle ville où nous logions près du marché central. C’est dans un jardin de Malaga que j’ai vu pour la première fois des cygnes noirs. C’était  étonnant, presque déroutant, tant on est habitué à n’en voir que des blancs !
                  En arrivant à Malaga, il faut goûter Le malaga, un vin liquoreux ; il en vaut vraiment la peine ! Mais bon, de temps en temps, sans plus. Un tel vin est plus lassant qu’un bon Gigondas !
                  Lors de notre passage en Espagne au retour, non pas vendre des dessins sur papier dans les bars (plus possible d’acheter du papier et presque plus de crayons), mon ami et moi avions décidé de « faire des craies » (car nous en avions et les avions peu utilisées), ce sont des dessins à la craie sur le trottoir. Là aussi, ça marchait très bien. Mais…. C’était sans compter avec la bonne mentalité de certains commerçants ! Mon ami était parti acheter à manger et pendant ce temps un car de police est arrivé : je me suis fait embarquer ! J’ai su après qu’une commerçante les avait appelés. J’ai été arrêtée pour « mendicité sur la voie publique » !!!! Alors que je ne mendiais pas puisque j’offrais un dessin à la vue des gens ! Au gnouf pour 3 jours, visite de la brigade des stup et tout et tout !!! Conclusion : 1 semaine de prison ou une amende de je ne sais plus combien ! Mon ami a vendu sa guitare et j’ai pu sortir de là ! (heureusement car c’était une minuscule cellule sans fenêtre). J’espère que l’Espagne a changé après la mort de Franco ! Si un mendiant doit payer une amande pour sortir de prison, il a plus beau jeu d’y rester. Mais ne croyez pas qu’il y était nourri-logé : il fallait payer ses repas (enfin, ce qui en tenait lieu). Drôle de parenthèse dans le voyage !
                  La route jusqu’à Algeciras pour prendre le ferry menant à Ceuta….Une enclave espagnole au nord du Maroc. Curieuse géographie (ou curieuse politique ?).
                  J’ai adoré cette traversée ! J’aurais aimé que le vent souffle, que la mer bouge un peu mais bon, l’eau était de l’huile, le ciel un mur bleu, le soleil un gros point jaune… Pendant ce court parcours, à l’aller, nous avons eu l’occasion de discuter avec un Marocain et un Algérien. Ce qui m’avait étonnée (et interpellée comme on dit !) était le fait que l’Algérien disait que son pays était mieux que le Maroc car les Français y étaient restés plus longtemps qu’au Maroc (ce n’était pas ironique, nous avons discuté un bon moment).
                   Une autre traversée de retour tout aussi tranquille. Mais alors elle a toujours moins de charme que celle de l’aller car elle ne nous conduit pas vers l’inconnu, la découverte.
                    La route du retour repassera par Malaga, puis Barcelone et les Hautes-Alpes.

 

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MAROC

4 Avril 2008, 12:27pm

Publié par Barulaïre

                     Après le Maroc, c’en sera fini de mes voyages les plus anciens !
                 J’y suis allée 3 fois : en stop, à moto et en voiture. Je n’ai que peu de photos car pas d’appareil lors des 2 premiers voyages (hiver 1971, printemps 1972) et si j’en avais un pour le 3ième j’avais peu de négatifs…
                 Ces voyages ont été faits avec un ou deux amis et au total m’ont permis de voir le Maroc du nord au sud, de Tétouan à Tan Tan.
                 Je dois dire que j’ai particulièrement aimé ce pays dont le seul inconvénient sont les guides qui veulent absolument vous faire visiter la ville dès votre arrivée ! A part ça, les gens sont aimables et le climat plaisant. La nourriture excellente.. Deux voyages en hiver et un au printemps avec des températures plutôt douces. Le printemps est marqué par le vent, surtout dans le sud où nous avions alors séjourné un mois dans un village proche de Goulimine.
                Le premier voyage, en auto-stop, nous avait menés de Tétouan à Essaouira en passant par Casablanca, Rabat et Fez. Le deuxième, à moto, de Tétouan à Goulimine en passant par Ketama, Marrakech et Agadir avec une pointe jusqu’à Tan Tan. Le troisième, en voiture, de Tétouan à Agadir en passant par Volubilis et Marrakech, retour en France depuis Tanger vers Sete.

                   Au Maroc, on peut aller de la montagne à la plaine verdoyante, du désert à la mer… Des lacs, des forêts, la campagne. Tout y est ! Du petit village isolé à la grande ville moderne, des buildings aux vestiges romains ; les traces des humains tout au long des siècles. Un artisanat très présent et actif, des gens qui perpétuent un savoir-faire important. Le folklore avec ses danses, ses chants, ses superbes costumes. Les grands bazars des villes et les petits marchés des villages. De grandes routes bien goudronnées et celles de terre rouge, les pistes dans le sable entre des arbustes noueux que les enfants appellent « la forêt »… 
                 Il faudrait y retourner… mais j’appréhende un peu ! Quand j’entends parler de Marrakech maintenant avec tous ces Occidentaux qui y aménagent des riads luxueux dans ce qui était de petits hôtels modestes, de simples maisons ; je me demande comment est devenu la place où de grosses gamelles de soupe de tête de mouton fumaient tous les soirs sur de longues tables de bois et toutes sortes de cuisines simples et variées. 
                  Mais il faudrait quand même y retourner !

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EOURRES : info 1922

2 Avril 2008, 08:00am

Publié par Barulaïre


            Quelques informations sur Eourres, lues sur un annuaire  téléphonique de 1922.
             Comme le nombre d'abonnés ne remplissait pas un gros catalogue, (1 abonné : la gendarmerie de Ribiers) beaucoup d'informations étaient publiées concernant le département.
      
             Voici celles sur Eourres :
                            
- Habitants : 181,
- Electeurs : 63 (il est vrai que la majorité était alors à 21 ans...),
- Institutrices : Mme MICHEL à Eourres,
                      Mme ANDRE à Rougnouse,
- Curé : Père GIRARD,
- Maire : Théophile MICHEL,
- Adjoint : Paulin AUBERT,
- Conseillers municipaux : Auguste IMBERT,
                                      Gustave ARNOUX,  
                                      Eugène ANDRE,
                                      Séverin SABLIERES,
                                      I. ESTELLON, Gustave AMIC,
                                      Maurice CURNIER,
                                      Alfred ESTELLON,
- Epicerie, restaurant, tabac: ; I. GABERT

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