Le voyage en bus représente 1040 km, entre Ho Chi Minh Ville et Hue. Nous avons fait ce parcours avec un « open-ticket » qu’on achète dans diverses agences de voyage vietnamiennes. Le prix peut varier de l’une à l’autre, le service un peu aussi mais c’est toujours le même principe : un billet de bus acheté pour un grand parcours (on peut aller de Saigon à Hanoi) en s’arrêtant en divers endroits ; on peut aussi réserver l’hôtel, des excursions ou rien. Généralement, nous réservions l’hôtel pour la ville suivante et avons toujours été très satisfaits. Nous avions acheté notre billet chez Sinh Cafe pour les étapes suivantes :
- Saigon – Da Lat : 320 km,
- Da Lat – Na Tran : 140 km,
- Nha Tran – Hoi An : 460 km,
- Hoi – An – Hue : 120 km ;
Pour l’aller et pour le retour :
- Hue – Da Lat : 730 km,
- Da Lat – Saigon.
(ces billets-là achetés dans d’autres agences).
Généralement, les bus sont confortables et climatisés ; parfois une bouteille d’eau est distribuée. Ils peuvent rouler jour et nuit avec des chauffeurs qui se relaient. Il y a bien sûr les arrêts pipi, boissons, magasins de souvenir ou d’artisanat, repas…
La route entre Saigon et Da Lat est plutôt une belle route, on aperçoit des rivières, des ports de pêche, de l’ostréiculture, beaucoup de professions aquatiques. Mais aussi des champs cultivés, des animaux d’élevage. La circulation est moins folle qu’à Saigon sur les grands axes. Petit à petit, la montagne apparaît, on approche de Da Lat. Quelques belles côtes, des champs plus petits et des cultures plus variées, on est à Da Lat.

Entre Da Lat et Nha Tran, c’est magnifique, on passe par le col Ngoan Muc (Belle Vue) d'où la vue est magnifique ! Il y a là un arrêt du bus et ça vaut la peine d’autant que des personnes vendant des ananas frais coupés en morceaux, en sachet, accompagnés de leur petit cornet de piment (personnellement, je n’apprécie pas les fruits salés et pimentés !) mais ces ananas récemment cueillis sont un régal ! Puis on redescend et, avant Phan Ran, on aperçoit des tours chams. La route s’élargit un peu, devient plate : les maisons changent aussi, chacune avec son jardinet clos autour d’elle. Et on arrive à Na Tran, ville balnéaire naissante.

De Nha Tran à Hoi An, la route est longue ! et belle. Un peu avant le col des Nages, les passagers du bus se tenaient debout tant la vue était splendide ! Une presqu’île aux plages de sable doré presque entourée d’une eau
émeraude puis bleu profond… Et voici la montée du Col des Nuages ; elle est telle que le chauffeur coupe la climatisation et on ouvre les vitres… Arrêt. Le col porte bien son nom : c’est très nuageux… Cette ancienne place-forte française pourrait être un bel endroit mais j’ai trouvé un peu sinistre. La descente est très belle. Tout le long de la route ce ne sont que grands travaux (nous ne savions pas alors de quoi il s’agissait mais j’ai lu il a quelques temps que maintenant une tunnel passe sous le col des nuages. C’est le plus long tunnel d’Asie avec ses 70 km. Mais c’est aussi le long de cette route qu’on a vu de très belles meules de foin en forme de hutte. En fait, presque toutes celles qu’on a vues sont ainsi faites. On passe à Da Nang qui, elle aussi, est en chantier.
Le Viet Nam semble être une ruche tant on voit tout le monde travailler ! La route devient plus monotone, c’es la fin d’après-midi, nous sommes à Hoi An.
Arrivé bien plaisante pour nous !

Pour le parcours du retour, de Hue à Da Lat, une partie a été faites de njuit et ça, nous ne le referons plus ! non seulement c’est fatigant mais en plus on ne profite pas des paysages ! On ne voit rien ! Certaines personnes disent que c’est une nuit d’hôtel d’économisée mais c’est tant d’images perdues !
En conclusion, on voyage confortable et pas trop cher en bus.