Présentation

       Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage.... mais plusieurs voyages, c'est bien aussi ! et les balades, les visites, les promenades. 
        Nous en faisons, loin ou près de chez nous. 
         Puis il y a les photos, dans des albums ou dans un blog, il n'y a que le support qui change, c'est le même amour des images, l'envie de conserver et de partager ce que nous avons vu de beau, ce qui nous a émus ou amusés.
         Je souhaite en profiter avec vous, visiteurs de passage ou fidèles !

PS : "baruler" est un mot provencçal signifiant : promener qui peut avoir un sens péjoratif. Mais il est plutôt employé familièrement et amicalerment.

PS 2 : vos commentaires, tant sur le fond que sur la forme, sont les bien venus (Voir en-dessous de chaque article).
 Merci. 

 
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              C’est à New Delhi que quelqu’un (je ne sais plus qui) nous avait parlé de Thaï Baba, nous le présentant comme un homme très ouvert et tenant une tea-shop à Asi Ghât, au sud de Benares, tea-shop où beaucoup d’étrangers se retrouvaient, beaucoup étaient musiciens.
            Aussi, dès notre arrivée à Benares, nous étions chez le pharmacien (qui nous avait également été recommandé pour trouver un logement) puis, après installation, visite chez Tchaï Baba.
             Nous y sommes allés en rickshow car c’était un peuChez Tchaï Baba éloigné du centre ville où nous nous trouvions et nous ne savions pas s’il était facile ou pas d’y garer la voiture. Une rue animée
et, juste à l’angle, sur la gauche, quelques marches aboutissent sur une très petite esplanade « meublée » de 2 blocs de béton qui se faisaient face, une fine cloison  brune occultait la vue sur la rue, tout cela devant deux foyers bâtis, une porte toujours ouverte qui donnait sur une cuisine où deux tables pouvaient recevoir des dîneurs (mais je n’y en  ai que rarissimement vus).
             Et le maître des lieux : un homme grand, au cheveux noirs ondulés sur les épaules, pul marron et doti blanc ; souriant, accueillant. 
            Les clients : hétéroclites ; ici les nationalités et les langues se confondaient ! Heureusement qu’il y avait l’anglais ! chacun avec son accent et ses spécificités nationales d’expression ! C’était plutôt drôle ! mais ainsi tout le monde pouvait à peu près se comprendre. Un Italien qui jouait des tablas, un Français du cithare, un Suisse du cithare, une Française le chant, une autre Canadienne la danse etc… Il faut dire que l’école de musique de Benares était (et est peut-être toujours) très réputée pour la grande qualité de ses musiciens. Le Français qui jouait du cithare était particulièrement doué (je me souviens de la nuit du Nouvel An passée chez lui, d’autres musiciens étaient là, ce fut un enchantement musical !) et auss des mis Indiens de Thaï Baba et ses enfants.
            C’est grâce à Tchaï Baba que nous sommes allés à un festival de musique Un pique-nique sur la rive droite du Gange à Benarfabuleux, c’est avec lui que nous sommes allés au Népal, c’est lui qui avait organisé un pique-nique sur l’autre rive du Gange où nous sommes allés en barque. Un excellent pique-nique ! Je ne me souviens pas de tout ce que nous y avons mangé mais en y allant, il y avait eu une halte pour acheter du combustible (celui fait avec de la bouse de vache séchée, mélangée à de la paille, vendu sous forme de galettes…). C’est avec cela que les plats ont été cuits, dans des récipients en terre posés sur des briques entre lesquelles étaient dispisé le combustible et… au milieu, des aubergines ont cuit doucement dans leur peau, ont été épluchées et préparées en purée légèrement épicée mais très parfumées (par les épices), divers  curys, des fruits et beaucoup de fumée, en plein air !
            A chacun de nos séjours à Benares, nous passions pas mal de temps avec lui, à bavarder, à regarder les gens dans la rue, à échanger nos idées et se raconter…
             J’ai lu quelques années plus tard, dans un Géo je crois, un article qui parlait de lui, d’un séjour fait en France qui l’avait profondément déçu. Cela peut se comprendre, les modes de vie sont si différents ! Je regrette de ne pas avoir su qu’il venait, nous aurions été ravis de le recevoir et de lui montrer qu’ici aussi on peut vivre sans speed !
            Je ne sais pas s’il a toujours sa teashop, je n’ai plus eu de nouvelles. J’espère qu’il va bien ainsi que sa famille.
 

Chez Tchaï Baba

D'autres photos :
http://barulaireauvietnam.blogs-de-voyage.fr/album/inde/img539.html





INSECULA : des images d'Asi Ghât :
http://www.insecula.com/oeuvre/O0028580.html
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Quelques autres scènes de la vie apperçues le long de la route :

Le long de la route

En Orissa, travail dans les rizières.

Le long de la route

Si l'on a vu souvent des éléphants transporter des charges volumineuses, le plus souvent, ce sont des boeufs qui tirent les charrettes

Le long de la route

L'AMI8 du second voyage ; des enfants curieux ; et moi qui photographie des rizières puis des lotus (en contre-bas que vous voyez sur la photo ci-dessous).

Le long de la route



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             Oui, malgré le vol des papiers et de l'argent et l'accueil si moche au consulat de France, le séjour à Bombay a eu de très bons côtés.
            Comme je l'ai écrit précédement, nous avions élu domicile en bord de rue, sous des arbres, pas loin d'une plage, dans un quartier agréable. Les baignades étaient donc faciles (et sans frais de déplacemet !). Le soleil se couchait côté mer et donnBombayait au ciel et aux vagues des couleurs superbes. La température de l'eau était juste ce qu'il faut... mais un jour, marchant dans la mer les bras ballants (le nez au vent...) j'ai senti j'ai senti entre mes doigts quelquechose de frai et glissant ; le temps de baisser les yeux, j'ai juste pu voir une boucle grisâtre et brillante, comme un gros serpent ! (ou une angille). Rensignement pris en questionnant autour de nous, personne n'avait entendu parler de serpent de mer. Je ne sais donc toujours pas ce que c'était mais j'ai espacé mes baignades.
            Sur la plage et dans les proches environs, nous rencontrions souvent un charmeur de serpents et un homme avec son singe. Le singe aimait bien notre voiture pour se regarder dans le rétroviseur...
             A proximité de notre lieu de vilégiature, il y avait une église et son presbytère dans un parc. Nous avons pensé aller demander de l'aide par l'autorisation de nous y garer. Mais cela nous a été vertement refusé...
            Mais c'est à Bombay que je me suis réconciliée avec le poisson. En effet, je n'en mangeais pas car cela m'ennuyait de trier les arêtes et je n'aimais pas leur parfum d'iode. J'ai aimé ici des poissons ovales et bombés, préparés avec des épices, juste grillés, servis avec du riz blanc. Depuis, je fais un effort pour les arêtes...
            Nous avons eu aussi l'occasion (par mesure d'économie) de prndre le train pour nos déplacement en ville et ça vaut l'expérience ! En effet, comme pour les autobus, nul besoin de marcher pour entrer dans les wagons : la foule vous porte ! Et tout le monde mange, parle, dort, tout le monde serré comme des sardines en boite ! Mais avons là été étonnés de voir un homme plutôt jeune entrer et en déloer un autre beaucoup plus âgé de sa place assse pour la lui prndre et personne n'a bronhé ni paru étonné. Peut-être encore des réminiscences des différences de castes.
            Et n'oublions pas le garage Citroën !
            Nous étions las des tergiversations du consulat de France et avions décidé d'alle à Mérauli pour retourner à l'Ashoka mission. Sur le chemin du départ mais encore en ville, un homme dans une... 2CV nous fait de grands signes. Nous nous arrêtons et il se présente comme garagiste CitroënBombay, passionné de voitures Citroën.... Il nous invite à retourner en ville pour faire une réparation (je ne sais plus quoi). Ce que nous faisons. Il nous propose égaelemnt de nous loger dans un appartement vide qu'il possède dans un immeuble neuf mais encore loué. Nous acceptons. Il y fait apporter un lit, une grande cruche pour rafraichir l'eau, un réchaud à gaz...Nous y sommes restés une dizaine de jours environ. Il a fait la réparation à notre voiture et a insisté beaucoup pour nous l'acheter ! Il possédait déjà des DS19, ID, tractions, 2CV qu'il avait essenciellement achetées au consulat de France. Nous avons refusé malgré le prix proposé (je ne sais plus combien mais c'était plus que l'argus en France + la caution du carnet de passage en douane + un dédommagement pour les inconvéniets que nous aurions eu pour rentrer en France !). Merci encore à lui pour son hospitalité ! C'est aussi chez lui que nous avons geûté la plus fine cuisne indienne ; il était fier de son cuisinier qu'il disait être le meilleur de Bombay, c'était sûrement vrai !
            Et ce prolongement de séjour, nous a donné l'occasion d'assister à deux conférences données par Krishnamurti !
            Comme quoi, il faut toujours voir ls avantages des inconvénients
!!!!

 

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            L'arrivéeà Bombay fut tout une épopée !
            Il faut dire que , comme d'habitude pour les longues distances, nous avions roulé toute la journée en prenant notre temps, certes mais nous n'avions pas imaginé ce qu'était (et ce qu'est sûrement encore plus maintenant) Bombay : une mégpole ! et ce n'est pas un vain mot pour cette ville ! Nous sommes arrivés dans la banlieue vers 17h et... nous avons roulé dans tous les sens toute la nuit... (malgrè une plan) Nous avions l'impression d'être dans un labyrinthe ! et quand ce n'est pas un jeu de foire ça finit par être stressat ! et fatiguant ! Ce n'était pas non plus un labyrinthe de maïs ou autre végétal mais des rues sombres, des quartiers industriels ou sordides, souvent déserts (mais vue l'heure...) Dans ces cas-là, la nuit paraît très longue !
             Je crois que nous avons du parcourir Bombay dans tous les sens pour arriver finalement dans un quartier tranquille en bord de mer. Nous avons arrêté la voiture le long de la rue, sous des arbres, avons ouvert les vitres et tiré les rideaux (c'était des châles de Bénares qu'on faisait tenir je ne sais plus comment) et... gros dodo ! Nous avons pu constater que l'endroit était très calme même pendant la journée, près d'une plage, vers le nord de la ville. La bourgeoisie venait y promener les dimanches après-midi, hommes en chemise blanche et femmes aux saris multicolores portés de divierses manières très élégantes. Celà m'avait fait penser (malgrès la différence de lieu) aux descriptions de la perspective Nievski qu'on trouve souvent dans les romans russes où les "bellesBombay dames et beaux messieurs" venaient se montrer dans leur plus beaux atours (mais celà a existé je crois dans toutes les vills du XIXe siecle et il est toujours des lieux où les snobs aiment se montrer...)
             Nous sommes restés là à camper dans la voiture environ 3 semaines (nous ne pouvions payer l'hôtel car c'était après le vol des papiers et travelleurs à Bhopal). Nous devions tirer au plus juste sur l'argent car nous ne savions pas combien de temps temps il faudrait pour avoir nos nouveaux passeport et... sans passeport, pas d'argent....
            Je ne m'étendrai pas sur l'accueil au consulat de France :
Nous : Bonjour Monsieur. Nous venons vous voir car on nous  volé tous nos papiers et l'argent. Nous voudrions savoir quelles sont les démarches à suivre ?
Lui : Vortre carte d'identité s'il vous plait.
Nous : ?
Lui : oui, nous avons besion d'un papier d'identité.
Nous : mais on vient de vous dire qu'on nous a volé TOUS nos papiers.
            Quand ça commence comme ça, je vous passe la suite ! C'est l'horrer ! On a à faire à des gens au cul coincé sur leur siège et la tête derrière leur ventilateur, on se demande même s'ils ont vu la ville ! les Indes n'en parlons pas ! (Peut-être les rochers de l'ambassadeur ?)
           (un voyageur allemand a eu pire comme réponse à son consulat "Monsieur, prouvez-nous d'abord que vous ètes Allemand". Ca refroidit !)
            Heureusement pour nous, nos familles en France nous ont aidés, c'est ma mère qui a fait des démarches auprès de la préfecture.
            Pour en terminer avec l'histoire des passeport, nous ne les avons pas obtenus à Bombay mais à Delhi et là aussi problème au consulat : pas d'argent donc pas de passeport mais à la banque : pas de passeport donc pas d'argent... Voyez l'erreur... A mon avis, ce n'était pas à la banque de faire un effort mais au consulat d'aider des ressortissants de son pays. Ce qui fut finalement fait quand, plustôt en colère, j'ai proposé à l'employé de lui laisser nos 3 appareils photos (2 Pentax et un Vivitar -d'accord, Vivitar n'est pas le top mais quand même et tous les accessoires) ; il a refusé mais je les lui ai laissés en lui disnt que les sacs m'encombraient le temps de retourner à la banque pour la énième fois !
            Mais après cela, tout ne fut terminé, car le temps ayant passé, il a fallu demander des enxtensions de visas. Une journée au Service de l'Immigration  ça vallait la peine : les gens discutaient, mangeaient, prenaient le thé, les enfants jouaient... les Indes quoi ! (comme un dimanche à la campagne !) De toutes façons, ça ne sert à rien de s'énerver car ça ne change rien et ça pourrit la vie à tout le monde. Un voyage en Inde transforme une vie.
           Pourtant, le séjour forcé à Bombay a eu d'excellents aspects malgrès le stress de l'arrivée, les paperasses dans un service consulaire très déplaisant et le manque d'argent n'était pas dramatique.
            (Cet article est un peu long, la suite dans le suivant)

 

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            S'il me semble que les paysages en Inde n'étaient pas particulièrEment remarquables, ce qu'on voyait le long de la route était très édifiant, des scènes de la vie quotidienne (malheureusement, j'ai plus de diapos que de photo et je n'ai toujours pas trouvé le truc pour scanner les diapos... honte à moi !).
            Voici quelque uns de ces moments de vie. Je ne sais plus tous les localiser....

la route

Un bungalow, photo prise dans le Bihar. (le foin est presque toujours ainsi sur les toits).

la route

Ce n'était pas rare, surtout, je crois, dans l'est du pays, de voir des éléphants travailler. Celui-ci et son maître s'étaient arrêtés au bord de la route, prés de la voiture et la petite bête n'avait pas refusé un biscuit que je lui présentais...

Le long de la route

Une pause pour un groupe de paysans. Le décorticage et sêchage du blé ou du riz. Beaucoup de travaux agricoles semblaient se faire ainsi sur les bas-côtés de la route (qui sont très larges en Inde vu qu'ils sont très utilisés par les gens et les animaux).


Le long de la route

Encore tôt le matin, ils revenaient déjà de la cueillette des légumes... (ici des tomates qui sont très utilsées en cuisine)

Le long de la route

Ce qu'on voit là est une chose très fréquente en Inde : de la bouse de vache et de la paille mélangées, formées en "galettes" pour faire un combustible utilisé en cuisine... Si, si. C'est pas cher, ça brûle bien et... ça ne sent pas mauvais.
Là, lles sêchent par terre mais elles sont souvent plaquées sur les murs des maisons. (les couleurs varient selon le degrè de séchage).

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