C’est à New Delhi que quelqu’un (je ne sais plus qui) nous avait parlé de Thaï
Baba, nous le présentant comme un homme très ouvert et tenant une tea-shop à Asi Ghât, au sud de Benares, tea-shop où beaucoup d’étrangers se retrouvaient, beaucoup étaient
musiciens.
Aussi, dès notre arrivée à Benares, nous étions chez
le pharmacien (qui nous avait également été recommandé pour trouver un logement) puis, après installation, visite chez Tchaï Baba.
Nous y sommes allés en rickshow car c’était un peu
éloigné du centre ville où nous nous
trouvions et nous ne savions pas s’il était facile ou pas d’y garer la voiture. Une rue animéeet, juste à l’angle, sur la gauche, quelques marches aboutissent sur une très petite esplanade « meublée » de 2 blocs de béton qui se
faisaient face, une fine cloison brune occultait la vue sur la rue, tout cela devant deux foyers bâtis, une porte toujours ouverte qui donnait sur une cuisine où deux
tables pouvaient recevoir des dîneurs (mais je n’y en ai que rarissimement vus).
Et le maître des lieux : un homme grand, au cheveux noirs ondulés sur les épaules,
pul marron et doti blanc ; souriant, accueillant.
Les clients : hétéroclites ; ici les nationalités et les langues se confondaient ! Heureusement qu’il y avait
l’anglais ! chacun avec son accent et ses spécificités nationales d’expression ! C’était plutôt drôle ! mais ainsi tout le monde pouvait à peu près se
comprendre. Un Italien qui jouait des tablas, un Français du cithare, un Suisse du cithare, une Française le chant, une autre Canadienne la danse etc… Il faut dire que l’école de musique de
Benares était (et est peut-être toujours) très réputée pour la grande qualité de ses musiciens. Le Français qui jouait du cithare était particulièrement doué (je me souviens de la nuit du
Nouvel An passée chez lui, d’autres musiciens étaient là, ce fut un enchantement musical !) et auss des mis Indiens de Thaï Baba et ses enfants.
C’est grâce à Tchaï Baba que nous sommes allés à
un festival de musique
fabuleux, c’est avec lui que nous sommes allés au Népal, c’est lui qui avait organisé
un pique-nique sur l’autre rive du Gange où nous sommes allés en barque. Un excellent pique-nique ! Je ne me souviens pas de tout ce que nous y avons mangé mais en y
allant, il y avait eu une halte pour acheter du combustible (celui fait avec de la bouse de vache séchée, mélangée à de la paille, vendu sous forme de galettes…). C’est avec cela que les plats
ont été cuits, dans des récipients en terre posés sur des briques entre lesquelles étaient dispisé le combustible et… au milieu, des aubergines ont cuit doucement dans leur peau, ont été
épluchées et préparées en purée légèrement épicée mais très parfumées (par les épices), divers curys, des fruits et beaucoup de fumée, en plein
air !
A
chacun de nos séjours à Benares, nous passions pas mal de temps avec lui, à bavarder, à regarder les gens dans la rue, à échanger nos idées et se
raconter…
J’ai lu quelques années plus tard, dans un Géo je crois, un article qui parlait de lui, d’un séjour fait en France qui
l’avait profondément déçu. Cela peut se comprendre, les modes de vie sont si différents ! Je regrette de ne pas avoir su qu’il venait, nous aurions été ravis de le recevoir et de lui montrer
qu’ici aussi on peut vivre sans speed !
Je ne sais pas s’il a
toujours sa teashop, je n’ai plus eu de nouvelles. J’espère qu’il va bien ainsi que sa famille.

D'autres photos :
http://barulaireauvietnam.blogs-de-voyage.fr/album/inde/img539.html
http://www.insecula.com/oeuvre/O0028580.html







ait au ciel et aux vagues des couleurs
superbes. La température de l'eau était juste ce qu'il faut... mais un jour, marchant dans la mer les bras ballants (le nez au vent...) j'ai senti j'ai senti entre mes doigts quelquechose de frai
et glissant ; le temps de baisser les yeux, j'ai juste pu voir une boucle grisâtre et brillante, comme un gros serpent ! (ou une angille). Rensignement pris en questionnant autour de nous,
personne n'avait entendu parler de serpent de mer. Je ne sais donc toujours pas ce que c'était mais j'ai espacé mes baignades.
, passionné de
voitures Citroën.... Il nous invite à retourner en ville pour faire une réparation (je ne sais plus quoi). Ce que nous faisons. Il nous propose égaelemnt de nous loger dans un appartement vide
qu'il possède dans un immeuble neuf mais encore loué. Nous acceptons. Il y fait apporter un lit, une grande cruche pour rafraichir l'eau, un réchaud à gaz...Nous y sommes restés une dizaine
de jours environ. Il a fait la réparation à notre voiture et a insisté beaucoup pour nous l'acheter ! Il possédait déjà des DS19, ID, tractions, 2CV qu'il avait essenciellement achetées au
consulat de France. Nous avons refusé malgré le prix proposé (je ne sais plus combien mais c'était plus que l'argus en France + la caution du carnet de passage en douane + un dédommagement pour
les inconvéniets que nous aurions eu pour rentrer en France !). Merci encore à lui pour son hospitalité ! C'est aussi chez lui que nous avons geûté la plus fine cuisne indienne ; il était
fier de son cuisinier qu'il disait être le meilleur de Bombay, c'était sûrement vrai !
dames et beaux messieurs" venaient se
montrer dans leur plus beaux atours (mais celà a existé je crois dans toutes les vills du XIXe siecle et il est toujours des lieux où les snobs aiment se montrer...)




