Entre le Pakistan et l'Afghanistan, les
Khyber Pass. Une zone en no man's land où l'on ne sait plus dans quel pays l'on est... On passe un poste frontière, on roule longtemps dans la montagne et l'autre poste frontière est là... Mais
cela semble être une spécialité pakistanaise puisqu'il y a un tel passage entre le Pakistan et l'Iran en passant par Nok Kundi (au sud-ouest).
Les Khyber Pass, c'était aussi Rudyard Kipling qui a su si bien nous faire réver avec les aventures de "l'homme qui voulut être
roi". L'histoire se situe en Inde et dans Les Khyber Pass (alors Empire Britannique). Même si Kipling était un colonialiste, on ne peut lui dénier ses talents d'écrivain, de conteur. Des
histoires magiques qui, malgré la fiction, transmettent quelque chose de ce qu'il y a de fascinant dans cette région.
Lors du retour du second voyage, nous avions rencontré un Français, en stop, avec un petit chien blanc et nous avons fait la
route avec lui jusqu'à Hérat. Si par un hasard extraordinaire, il lit ces lignes et voit ces photos, je lui dis bonjour !
Je n'ai pas de photos d'un très beau passage où les montagnes sont très ressérrées, un endroit impressionnant.
Le coté afghan est particulièrement beau, on arrive dans une région à l'agriculture très riche. Cest là aussi qu'il y a
les champs de pavot.
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D'autres photos dans l'album sur Expédia :
http://barulaireauvietnam.blogs-de-voyage.fr/album/pakistan/img189.html
Voici quelques billets de banque retrouvés par mon frère
(je les lui avais alors donnés car il faisait la collection de billets étrangers. C'est lui qui a la quasi totalité des billets que je présente sur le blog -sauf ceux du Viet Nam. Merci à lui de
les avoir gardés et de m'avoir envoyé tous les scans !).
Une roupie pakistanaise valait à peu près 50 centimes de francs d'alors.
BEAUDELET.COM : tous les billets de banque
du Pakistan (et d'ailleurs) mais aussi des photos de voyage
Nos amis avaient des plantations de
divers légumes, céréales et autres plantes. A proximité de Lyallpur, ils avaient une ferme où nous avons eu l’occasion d’aller. Plusieurs familles vivaient là pour assurer tout le travail de
culture, entretien des animaux. Ces personnes n’étaient certainement pas riches mais vivaient là dans une certaine assurance de vie acceptable.
A la saison où nous y sommes allés, les champs de canne-à-sucre étaient proche de la maturité et il y avait du blé à
battre.
De nombreux animaux aussi. Des zébus pour le travail, pour le lait, la viande ; des zébus blancs et d’autres noirs.
Mais aussi, des ânes, des chèvres, des volailles.
Je crois que la propriété était assez vaste car il y avait de nombreuses plantations.
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Les enfants, toujours curieux,
viennent nous regarder.
(je crois qu'ils ne voyaient grère d'étrangers)
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Eux, ne travaillaient pas à la ferme
et ça se voit !
Ils tentaient de presser de la cane-à-sucre...
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Ici, tout le monde ensemble ! Même l'âne semble s'amuser...
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D'autres photos dans l'album d'Expédia :
http://barulaireauvietnam.blogs-de-voyage.fr/album/pakistan/img175.html
En séjournant à Lyallpur, et en temps que
femme, j’ai côtoyé les enfants et surtout les petites filles. Elles étaient très rieuses et curieuses, certaines timides.
Les petites voisines venaient à la maison, on essayait de se parler mais le moyen de communication le plus courent était les
sourires…
Vivant à la ville ou à la campagne, elles aimaient bien venir me regarder,
elles s’étonnaient de me voir sans bijoux. On m’a ainsi donné une bague ornée de cabochons de verre mauve, des bracelets de verre multicolores qu‘on a passés à mon poignet en l‘enduisant d‘huile
(car ils étaient très petits et notre ossature est plus épaisse que la leur), un collier de plastique rose portant en médaillon une inscription écrite en arabe classique « Allah est le seul
Dieu, Mahomet est son prophète ». J’ai toujours ces cadeau en ma possession. Elles m’apportaient parfois aussi un mouchoir brodé, un dessin…
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Les petites filles à la ferme
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D'autres petites voisines
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Les petites voisines,
sur la terrasse de la maison
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C’est dans un cimetière que nous allions quelques
fois, avec le plus jeune des frères chez qui nous habitions, pour passer l’après-midi avec un saddhou musulman qui séjournait là. Il s’appelait « Golé Shah » (ce qui signifie « le
cheval shah »). Autour des saddhous, venaient les « charsis » (fumeurs de shars, le hachich). Uniquement des hommes. En temps qu’étrangère et invitée de notre amie, j’étais
acceptée.
Gollé Shah était un vieil homme. Une grande partie de sa vie, s’était passée sur les routes et il était revenu s’installer
ici pour passer sa vieillesse. A la
périphérie intérieure du cimetière, des
personnes vivaient… Tout cela n’avait rien de triste, au contraire même. Il ne s’agissait non plus pas d’une gaieté exubérante mais plutôt d’une sorte de paix. L’atmosphère était aimable,
tolérante.
Nous avons rencontré là d’autres saddhous dont je ne me rappelle plus les noms (ou surnoms). L’un d’eux était juste
vêtu d’une sorte de caleçon rouge déteint et recouvert de cendre de la tête au pieds. Ses cheveux longs et tressés étaient aussi recouverts de cendre ; un autre, également assez jeune, cheveux
noirs, de nombreuses bagues à ses doigts, des vêtements de couleurs vives est venu une fois. Nous y avons également rencontré deux autres vieux saddhous, amis de Golé Shah. Leur vie s’était
passée sur les routes, avait été faites de rencontres, de prières, de méditation. Leurs propos racontait leurs expériences, de la vie, de ce qui est profondément humain. Quand ils parlaient de
dieux, c’était de l’amour, sans discrimination…
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Les deux plus jeunes menaient toujours la vie de
moines errants ; ils ne faisaient qu’une pause à Lyallpur.
Un saint était enterré dans ce cimetière, de
nombreux fidèles venaient
se recueillir sur sa tombe, lui rendre
hommage. Nous y sommes allés mais je n’ai pu passer la porte de ce petit mausolée car ce lieu est interdit aux femmes. Mais j’étais à proximité. Mon compagnon a, lui, approché la tombe,
accompagné de Golé Shah et d’un autre vieux saddhou..
Au cimetière venait aussi un homme un peu
particulier. Un peu fou, peut-être… On pouvait voir une petite colline… qui n’était pas naturelle. C’était lui qui l’avait « montée « . A la pelle. En prenant énormément de temps.
A côté de la colline il y avait un trou… Sur la photo, cet homme est celui qui porte sur la tête un chapeau-cloche ondulé.