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Barulage et promenage

AFGHANISTAN : Mazar-i-Sharif

8 Février 2007, 15:20pm

Publié par Barulaïre

              C’est au cours du séjour de 1973 que nous sommes allés à Mazar-i-Sharif, en novembre. 
              Au départ de Kaboul, le temps était froid mais beau, la route goudronnée serpentait dans de beaux paysages sans verdure et à la végétation endormie par l’hiver… Puis la neige est apparue aux alentours et s’est mise à tomber en suite… Et c’est à ce moment-là, arrivés juste avant le tunnel de Salang qu’un caillou, projeté par les roues d’un camion qui nous précédait a cassé le pare-brise ! Il n’a pas volé enVers Mazar i Sharif éclat mais est devenu quasiment blanc de fissures ! (ce n’était pas encore du verre feuilleté) Donc, demi tour, la tête dépassant de la portière, retour sur Kaboul. Nous n’avons pas fait tomber le pare-brise car il neigeait, une vitre latérale ouverte était moins gênante... Ce retour a été particulier non seulement à cause du pare-brise cassé et de la vitre ouverte mais à cause de la neige qui tombait, du froid et de la nuit qui arrivait tôt. Nous avons retrouvé l’hôtel que nous avions quitté et là, on nous a indiqué un endroit où le pare-brise pourrait être changé (les Afghans prenaient notre AMI6 pour une voiture russe et pensaient que ce serait facile d’en trouver un...) Il a pu être changé en effet par une plaque de plexiglas coupée à la bonne dimension. Il a fait tout le voyage et même plus après notre retour en France. L’inconvénient du plexiglas est que cette matière jaunit au soleil et est rayée par les essuie-glace (heureusement il a peu plu !). 
               Rebelote pour la route de Mazar… Le tunnel est étroit.
               
Ce tunnel a été percé dans les années 60 par l’Institut Soviétique de l’Exportation et le Ministère Afghan des Travaux Publics. Les travaux ont duré 3 ans. Il a été inauguré en 1964. Sa percée était importante pour les déplacements entre le nord et le sud pour un itinéraire qui passe par des routes à plus de 3000 m d’altitude et de nombreux lacets. Le tunnel, de près de 3 km, est complété par 5 km de pare-avalanches (qui ne semblaient pas superflus !). Malheureusement, il a été très endommagé par les guerres mais est réhabilité. 
             Après les grandes montagnes escarpées, ce sont les steMazar i Sharifppes, les hauts plateaux avec leur climat froid et sec, les hommes, femmes ou enfants qui semblent sortir de nulle part dans ces grands espaces ! 
             Pour les arrêts-dodo pas de problèmes, toujours à l’orée d’un village, toujours tranquilles mais il faut plusieurs duvets car il y a de la glace sur les vitres même à l’intérieur de la voiture… C’est pourtant magnifique de se réveiller ainsi dans la nature et de n’avoir que quelques mètres à faire pour boire un thé chaud et manger le merveilleux pain afghan (souvent accompagné de quelques brochettes d’agneau) ! 
              
Puis Mazar-i-Sharif…

              Petite ville sur un grand plateau. 
             La très belle mosquée, toute bleue, était en travaux de restauration, j’ai donc fait peu de photos. Quand à l’esplanade et ses pigeons, je ne les ai vus que sur des photos récentes (mais peut-être n’y en avait-il pas à ce moment-là parce que nous étions en hiver). 

             Il ne doit pas y avoir beaucoup d’autres villes où un passant tenant à la main quelques branches de canabis tout frais vous en offre une, comme ça, juste avec un sourire… J’ai remercié d’un sourire aussi. 
             C’est dans les environs que nous avons assisté à un bouzkachiVers Mazar i Sharif
            De là aussi nous avons voulu prendre une route « juste pour faire un tour ». Une route dans un paysage hors du temps. Le chemin suivait en partie le lit d’une rivière et, entre deux montagnes, un porche en pierres puis la piste continuait dans une gorge. On pouvait bien imaginer ce qu’étaient les déplacements quelques siècles avant, quand il y avait des portes que l’on fermait le soir. (si l’on se plait à nous rebattre les oreilles avec l’insécurité actuelle, autrefois il y avait les brigands de grands chemins –et de grandes pistes….). Ce parcours a été pour nous un des plus beaux. Nous y avons rencontré une petite caravane de chameaux, un groupe d’hommes avec leurs ânes… Et nous avons fait comme l’ânier, nous avons bu l’eau de la rivière (qui ne nous a pas rendu malades…). Mais à un moment donné, nous avons dû faire demi-tour car, même si l’AMI6 peut jouer un peu les tracteurs, il y a des pistes qu’elle ne pouvait pas franchir !
         Son inconvénient d’être une petite voiture était parfois un avantage. Sur une autre route dans la région, elle patinait terriblement dans une côte comme ensablée, il a suffit que je descende laissant mon ami au volant) et, aidée par un homme qui passait par là, que nous la poussions sur quelques mètres pour qu’elle reparte normalement (enfin, à son rythme

 

Vers Mazar i Sharif D'autres photos ici :
http://barulaireauvietnam.blogs-de-voyage.fr/album/afghanistan/V%20Mazar%20i%20Sharif.html
RECHERCHER Un reportage de A2, de 1997. Il date un peu mais montre un aspect de l'Afghanistan et entre autre de Mazar-i-Sharif et sa région :

 http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&mc=Mazar%20i%20Charif&num_notice=1&total_notices=9

"Quand l'Afghanistan était l'un des centres du monde"
Jean-Paul ROUX

Toujours les excellents textes de Clio !
http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/quand_lafghanistan_etait_lun_des_
centres_du_monde.asp
  

   

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Commenter cet article

un voyageur qui passe 10/03/2011 20:24



Rare et précieux ton témoignage de l'afghanistan d' AVANT... c'est même triste et plein de nostalgie



un voyageur qui passe 14/02/2011 18:09



Je pense qu'il y avait moins de danger à s'y trouver en 1973 que de nos jours... vous ne pourriez pas faire la même chose aujourd'hui.



Barulaïre 17/02/2011 19:08



Malheureusement, c'est vrai et celà reste un de mes grands regrets !