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Barulage et promenage

AFGHANISTAN : sur la route d'Hérat

20 Novembre 2006, 21:23pm

Publié par Barulaïre

            La frontière passée , c’est la route. Elle était goudronnée et Sur la route d'Hérat2 véhicules s’y croisaient. Il y avait d’ailleurs très très peu de circulation ! Quelques camions, les si beaux camions afghans, tout peints, tout décorés, les Toyota servant de transport de marchandises ou de personnes (mais elles n’étaient pas décorées). Quelques chameaux, quelques ânes et leur ânier… dans un paysage somptueux ! Je crois que l’Afghanistan reste pour moi le plus beau pays que j’aie vu ! Pour le paysage et pour ses habitants. Même si les femmes étaient très effacées, on pouvait voir leur beauté sous leur voile (sauf sous cet immense et terrible voile qui les couvrait de la tête aux pieds, d’une seule pièce, avec une sorte de grillage au niveau des yeux !) et les hommes avaient beaucoup de prestance avec leur gilet, leur turban et leurs pantalons larges (du genre sarouel). Des peuples de montagne.
            Mais les routes afghanes avaient une petite

Sur la route d'Hérat particularité : régulièrement, il y avait des barrages-péages : 30 à 50 afghanis (moins d’1 centime d’euro) ; étonnant mais on s’y fait…
          Ici aussi, cette chose étonnante de gens qui surgissent de nulle part à chaque arrêt dans la campagne. Ici aussi la même discrétion, ils n’arrivaient qu’un peu après l’arrêt. C’était étonnant de voir des hommes à l’air si rude qui demandaient qu’on leur désinfectât un petit bobo à la main avec un peu d’eau de Cologne (nous les avons soupçonnés d’avoir plutôt envie d’être parfumés…).

             C’est sur la route entre la frontière d’Iran etSur la route d'Hérat Herat, que nous avons vécu un moment simple et magique. C’était en fin d’après-midi, le soleil commençait de baisser et d’avoir une lumière dorée. Nous étions arrêtés pour admirer le paysage. Quelques chameaux un peu plus lin. Et puis le chant. Un chant que je ne saurais décrire, simple, harmonieux, mélodieux, comme insistant. Un homme est apparu. C’était le berger des chameaux. Il les rassemblait. Nous nous sommes souris et nous avons fait de lui. Puis il a pris un petit tapis qu’il a soigneusement posé par terre et a commencé sa prière. Nous l’avons laissé. De tels instants sont des instants bénis !
             Sur cette route vers Hérat également, que nous avions eu, sur la route du retour du second voyage, une panne voiture (je ne sais plus quoi). Et là aussi, des mécaniciens peu équipés mais ingénieux qui savaient toujours se dépatouiller et réparer très bien.


 
 
 
 
 

Sur la route d'Hérat
D'autres photos ici :

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