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Présentation

        Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage.... mais plusieurs voyages, c'est bien aussi ! et les balades, les visites, les promenades. 
         Nous en faisons, loin ou près de chez nous.
         Puis il y a les photos, dans des albums ou dans un blog, il n'y a que le support qui change, c'est le même amour des images, l'envie de conserver et de partager ce que nous avons vu de beau, ce qui nous a émus ou amusés.
         Je souhaite en profiter avec vous, visiteurs de passage ou fidèles !

PS : "baruler" est un mot provencçal signifiant : promener qui peut avoir un sens péjoratif. Mais il est plutôt employé familièrement et amicalerment.

PS 2 : vos commentaires, tant sur le fond que sur la forme, sont les bien venus (Voir en-dessous de chaque article).
 Merci. 

 
Diaporamas et Albums Photos

 

Plusieurs séjours en Iran et une saison d'hiver dans l'hôtellerie sur l'île de Kish       Un voyage effectué en 2003 ; ici une photo d'une cascade aux environs de Da Lat.        

IRAN et
île de KISH

VIET NAM,
sud et centre

  Plusieurs séjours en Turquie par la route du centre. 

   

TURQUIE

MAROC

Deux passages et séjours en Afghanistan en novembre 1973 et mars 1976. Le pays le plus élégant, le plus grandiose !

 

AFGHANISTAN

Bretagne

 

epiphyllum-oxypetalum-29-03-juillet-2005-22h36

PAKISTAN

Epiphylum oxypetallum

C'était le but des 2 voyages... et ce fut superbe !

 Des pauses sur la route nous ont fait découvrir quelques lieux du Limousin et nous ont donné envie d'y retourner pour en voir plus !     

INDE,
d'Amritsar à Bodhgaya

 LIMOUSIN

 2ième partie des 2 séjours en Inde.  

  Des amis à Thèvezay et l'occasion de visiter souvent cette belle région    

INDE, l'Orisa, Calcutta, Bombay, des paysages.

POITOU CHARENTE

 Une dizaine de jours seulement en 1976 mais de quoi être émerveillé et garder en mémoire de merveilleuses images (heureusement, car les photos, elles, s'altèrent...).        

   Passages en Normandie et tout d'abord, le Mont-Saint-Michel.    

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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 14:46

             L'histoire de la langue turque est particulièrement riche et mouvementée, sa modernisation "tout d'un bloc" exceptionnellemnt rapide ; on la doit à Mustafa Kemal ATATURK.
              Le site de M. Jacques LECLERC de l'université Laval au Québec est très bien fait et clair et traite de toutes les langues du monde, ici le début de l'article sur la langue turque :

 


 

1 La réforme d'Atatürk (Dil Devrimi)


Atatürk (1881-1938)

Après l'effondrement de l'Empire ottoman en 1918, Mustafa Kemal Atatürk prit le pouvoir en Turquie en 1920. Mais il fut vite confronté à des conflits d'ordre militaire. Puis, après son élection au poste de président de la République en 1923, il entreprit une politique de modernisation et de laïcisation de l'État. La forme kémaliste du pouvoir a trouvé son expression juridique dans la Constitution du 20 avril 1924. D'après l'article 2 de cette constitution, la République, telle que décrite à l'article 1, était considérée comme «républicaine, nationaliste, populaire, interventionniste, laïque et révolutionnaire». Ces caractéristiques déterminent le contenu idéologique du Parti populaire républicain qui, sous Mustafa Kemal, était le seul parti unitaire toléré. L'un des volets de la politique de modernisation porta le nom turc de Dil Devrimi, c'est-à-dire la «révolution linguistique». Farouchement moderniste, Atatürk considérait comme révolu l'époque des empires fondés sur une base religieuse et refusait la magistrature suprême de l'islam sur son pays. En fait, il refusait l'usage de l'islam dans la gestion politique d'un État.

Mustafa Kemal considérait également que la réorganisation de l'État turc devait passer par un changement linguistique radical. Or, l'histoire compte peu d'exemples de ce genre où un gouvernement a entrepris des changements linguistiques d'une aussi grande envergure dans un délai aussi court et, il faut le reconnaître, avec autant de succès.

Durant l'Empire ottoman, la langue turque avait subi l'influence massive de l'arabe classique et du persan. L'élite dirigeante conduisait les affaires de l'Empire dans une langue turque savante et envahie de mots arabes et persans, appelée «turc ottoman». L'arabe était resté la principale langue de la religion et de la loi coranique, le persan était la langue des arts, de la littérature (la Dîvan) et de la diplomatie. Le turc parlé par le peuple, synonyme de «grossièreté» et de «rusticité», n'était réservé qu'à des fins administratives locales. Le turcologue Louis Bazin, auteur de «La réforme linguistique en Turquie» dans La réforme des langues (Hambourg, 1985), fait le portrait suivant de la situation linguistique sous l'Empire ottoman:

Dans l'État islamique théocratique et multinationale qu'était l'Empire ottoman, soumis à une acculturation arabe et persane intense dans ses classes dirigeantes — et spécialement dans la classe intellectuelle, comme celle des ulémas —, la langue écrite officielle et littéraire était envahie de termes arabes et persans, de plus en plus éloigné du parler turc vivant, et inaccessible à la masse populaire turque.

Soulignons aussi que l'alphabet utilisé jusque là transcrivait assez mal la langue turque dans la mesure où, par exemple, l'alphabet arabe ne permettait de noter que trois voyelles, alors que le turc comptait huit voyelles brèves et trois longues. La plupart des lettrés étaient conscients de la situation, mais il leur semblait impossible de pouvoir modifier un système graphique qui avait servi à transcrire le Coran.

 


 

LECLERCQ, Jacques. "La révolution linguistique de Mustafa Kemal Atatürk" dans L'aménagement linguistique dans le monde, Québec, TLFQ, Université Laval, 24 juillet 2006
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/turquie_2revolution_lng.htm (13 novembre 2006).

            Les paragraphes suivants traitent de manière détaillée : 
- du nouvel alphabet,
- de l'épuration du vocabulaire,
- mais aussi de la Turquie actuelle.

            A lire absolument !

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Published by Barulaïre - dans Turquie
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