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Barulage et promenage

"Les roubaïates" Omar KHAYYAM

4 Octobre 2006, 21:44pm

Publié par Barulaïre

Omar Khayyam : les roubaïates             Dans les livres que j’ai depuis longtemps et que j’aime relire, dans n’importe quelle partie du texte, au hasard, ce sont Les Roubaïates d’Omar Khayyam. Cest un petit livre broché édité par Sehers paru en 1965, d’après une traduction de J. B. Nicolas parue initialement en 1865. Il est illustré de huit hors-texte polychromes de miniatures persanes.
            Le nom complet d’Omar Khayyam est Omar Ibn Ibrahim al-Khayyam, abrégé en Omar Khayyam par lui-même. Il était le fils d’un marchand de tentes. Il naquit en 1050 à Nichapour Qu’il quitta pour Samarcande puis Espahan et où il revint plus tard et mourut en 1131. Il a été non seulement poète mais aussi astronome, mathématicien, philosophe. Il a pu, à Espaham où il avait fait installé un grand observatoire, mesurer presque exactement la durée d’une année ; il a su également résoudre des équations par une solution géométrique, a écrit un traité sur les métaux, s‘est intéressé à la musique….
            Son époque a été celle où l’islam arrivait en Perse alors sous l’occupation turque. Il est apparu comme un sceptique, un bon vivant mais il faut voir aussi dans ses quatrains une ouvre mystique. Certains passages peuvent être lus de différentes manières.
          Mais les roubaïates sont à lire aussi très simplement, en se laissant emporter par la beauté, la réflexion vient après…Quand la philosophie se montre par le biais de la poésie.
 
 
 
 

Omar Khayyam : les roubaïates

 
 
8
Puisque personne ne saurait te répondre du jour de demain,
Empresse-toi de réjouir ton cœur plein de tristesse ; bois.
Ô lune adorable ! Bois dans une coupe vermeille, ar la lune du firmament
Tournera bien longtemps autour de la terre, sans nous y retrouver !
 
12
Toi qui ne bois pas de vin, ne blâme pas pour cela les ivrognes,
Car je suis prêt, moi, à renoncer à Dieu, s’il m’ordonne de renoncer
Au vin. Tu te glorifies de ne point boire de vin, mais cette gloire sied mal
A qui commet des actes cent fois plus répréhensibles que l’ivrognerie !
 
328
Quel est l’homme, ici-bas qui n’a point commis de péché,
Dis ? Celui qu’en aurait point commis, comment aurait-il vécu..
Dis ? Si, parce que je fais le mal, tu me punis par le mal,
Quelle est donc la différence qui existe entre toi et moi, dis ?
 
406
Parviendrais-tu à peupler la terre entière, que cette action
Ne vaudrait pas celle de réjouir une âme attristée. Il serait
Plus avantageux pour toi de rendre esclave, par la douceur,
Un homme libre, que de donner la liberté à mille esclaves.
 
ff
 
Liens vers des biographies différentes ; à chacun de se faire son opinion après avoir lu les roubaïates :
 
Pour les matheux (euses) :
 

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