Présentation

       Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage.... mais plusieurs voyages, c'est bien aussi ! et les balades, les visites, les promenades. 
        Nous en faisons, loin ou près de chez nous. 
         Puis il y a les photos, dans des albums ou dans un blog, il n'y a que le support qui change, c'est le même amour des images, l'envie de conserver et de partager ce que nous avons vu de beau, ce qui nous a émus ou amusés.
         Je souhaite en profiter avec vous, visiteurs de passage ou fidèles !

PS : "baruler" est un mot provencçal signifiant : promener qui peut avoir un sens péjoratif. Mais il est plutôt employé familièrement et amicalerment.

PS 2 : vos commentaires, tant sur le fond que sur la forme, sont les bien venus (Voir en-dessous de chaque article).
 Merci. 

 
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            Avant d’aller à Agadir, l’image que j’en avais était celle d’une fracture dans le sol vue sur une grande photo en noir et blanc dans Paris-Match… Je n’ai pas vécu le tremblement de terre d’Agadir du 29 février 1960. Ce n’était pour moi qu’une photo mais j’avais été très impressionnée. J’avais réellement perçu que la terre pouvait se fendre, que des gens pouvaient y mourir…

            Mais voilà, nous étions en 1981 et le temps avait passé.

            La ville sur la colline n’a pas été reconstruite, elle est comme la tombe de nombreuses personnes, en paix. La nouvelle ville a été bâtie en bas, en bord de mer avec son port, ses ruelles et avenues, un Club Méditerranée et autres lieux prévus pour les vacanciers qui ne souhaitent pas voir le pays ni ses habitants… mais aussi des habitations luxueuses ou modestes, des restaurants (merveilleuses soupes si parfumées, poissons grillés ou cuisinés), commerces, artisanat ; toute l’activité humaine quotidienne. La vie suit son cours.

            Nous n’avons pas séjourné à l’hôtel (car nous voulions passer l’hiver au Maroc) mais au camping. C’était la solution la plus économique et ma foi, très agréable. Ce n’était pas le « camping des flots bleus ».avec ses miss ceci ou cela et les fiestas artificielles, bruyantes et pré-machées Ici, la plupart des campeurs étaient plutôt des résidents de plus ou moins longs séjour ! Jeunes Marocains qui n’avaient pas les moyens de louer un appartement, quelques retraités français qui vivaient passer les 6 mois d’hiver à Agadir (et oui, il y en avait en 1981, des gens qui vivaient très simplement un quotidien tranquille); aussi des familles avec des enfants pour des périodes de vacances. Nous avions posé notre tente à côté de campings car : d’un côté un jeune Marocain, derrière des Français à la retraite. Nous avions sympathisé. Souvent nous faisions la cuisine avec le Marocain (j’ai oublié son prénom) ; nous avons ainsi appris à faire la tajine. Un de ses amis dont j’ai oublié le métier, pour arrondir ses fins de mois, coupaient les cheveux. Il m’avait fait une coupe courte super sympa ! On avait bien ri alors ! Le camping était bien arboré, avait une petite épicerie où l’on pouvait se dépanner, des toilettes et douches.

            Agadir, c’est aussi le port. Ces cargos qu’on voyait chargés et déchargés tous les jours de  toutes sortes de denrées, même des animaux vivants. Je me souviens surtout d’un troupeau de chèvres. Un chevreau suivait sa mère en bêlant et essayant de la téter. Cela m’avait coupé l’envie de manger de la viande pour un bon bout de temps ! Juste en voyant cette chèvre et son petit qui partaient sûrement vers un abattoir…

            C’était aussi une grande plage où mes amis allaient faire de la planche à voile. Généralement, le vent était bon. Il n’y avait pas la foule et peu de véliplanchistes (quelques allemands). Comme le sport n’est pas mon fort et que j’aime voir l’eau mais pas m’y mettre dedans ou dessus, j’ai beaucoup lu, un peu bronzé.

            Généralement, le temps était beau mais il y a bien eu quelques gros coups de vent, un peu de sirocco, un peu de pluie. C’était l’hiver.

            Ce n’est pas une spécialité locale mais c’est à Agadir que j’ai fait une vraie cure d’œufs durs ! De petites échoppes, surtout vers l’extérieur d’Agadir, vers Taghazout vendaient d’excellents sandwiches aux œufs durs dans des pains ronds et c’était ce que nous achetions très souvent dans l’après-midi (quand nous n’allions pas dans le centre-ville pour prendre une soupe).

            Pour changer d’Agadir, nous allions à Taghazout (au nord d’Agadir) où un terrain vague permettait de poser des tentes. C’était un endroit tranquille à proximité d’un village. Nous allions aussi à Inezgan (au sud) pour la journée. J’aimais particulièrement le marché de cette petite ville.


 Un prospectus pris à l'Office du Tourisme Marocain, en 1971....



MAROC

Des images du Maroc en cliquant sur la photo.



 

http://www.agadir1960.com/index.html

 

http://elaouadiahmed.free.fr/dreams-world/agadir.html

 

publié dans : Maroc communauté : Voyages
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