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Barulage et promenage

MAROC : Ksabi où l'on nous offre un chien.

24 Mai 2008, 20:35pm

Publié par Barulaïre

            Pendant notre séjour au village de Ksabi, des
 

Ksabi, dite aussi Ksa-Ksa, la Ksabe ou.. La Glue

enfants venaient nous rendre visite. Inous apprenaient quelques mots de marocain et nous b
avardions en français.
            Un jour, ils sont arrivés en portant chacun un… chiot ! Il y en avait 4 ! Ils nous en offraient un. C’étaient des chiots beiges et grassouillets, adorables… comme tous les chiots !
            Nous étions venus à moto et ça ne paraissait pas évident de faire le retour avec un chien (même chiot !). Finalement, nous nous sommes laissés attendrir, convaincus par les sourires des enfants, la bonne bouille des chiens. Un surtout qui sentait tout de suite où on avait posé quelque chose à manger et qui cherchait l’ombre et la fraîcheur (nous craignions qu’un chien du sud marocain souffre du froid en France).
            Et voilà. Ksabi était avec nous. Pas très original mais nous lui avions donné pour nom celui de son village. Petits noms : la Ksabe, la Glue, Ksaksa…
            Pendant les quelques jours qui nous restaient de notre séjour à Ksabi, tout s’est bien passé. Mais il fallait penser à la route. Nous avions un panier en osier souple et un chech que m’avait donné un de mes frères ; un pull et une écharpe au fond du panier pour le confort, passer le chech dans les anses du panier posé sur mon côté, l’attacher, le passer en bandoulière sur mes épaules et voilà, on peut rouler !
            Au début, Ksabi restait blotti au fond du panier mais, petit à petit, s’est enhardi et a commencé de grimper sur ma cuisse, s’y installer. Puis il a grimpé sur le dos de mon ami et a continué une bonne partie du voyage callé entre lui et moi, les deux pattes avant posées sur les épaules du conducteur… C’était très drôle, cette petite tête aux oreille retombantes (comme celles d’un labrador), sa truffe noire. Ksabi adorait se tenir ainsi !
            Voyager avec un chiot est un peu particulier ! Quand nous nous arrêtions pour qu’il boive ou mange, si des gens étaient là, ils étaient surpris de le voir sortir de ce panier ! Et en Espagne, ça a encore été plus fort qu’au Maroc ! Nous avions fait halte dans je ne sais plus quelle ville… juste à l’heure de la sortie d’une école ! « il perito ! il perito ! » Chacun voulait le caresser, le voir… C’était en fait super sympa !
            De retour en France, petit passage chez le vétérinaire. Ce n’était pas un chien, c’était une chienne. Sa race ? Un mixt de sloughi et de molosse jaune qu’on trouvait couramment dans les fermes isolées du sud marocain. Les sloughis sont des lévriers du désert, chiens intelligents, affectueux mais très exclusifs dans leur affection : leur maître et ses proches (très proches) et les gros chiens jaunes des fermes étaient de bons gardiens.
            De très jolis souvenir de Ksabi avec chien ou chienne de voisins ou amis : A Bayonne des amis avaient un chien appelé Mopi. Souvent les deux dormaient devant la cheminée et dans ces moments-là Mopi tenait Ksabi dans ses pattes avant… Attitude étonnante. Il semblait souvent jaloux des autres chiens qui pouvaient venir tel ce jour où il ne la regardait même pas mais sitôt l’arrivé d’un 3ième chien, il ne l’a plus quittée et empêchait même l’intrus de l’approcher… Les grandes courses Ksabi et Mopi sur les plages d’Anglet Il y a eu aussi les courses folles avec Rita, la chienne de la voisine de mes parents dans les Hautes-Alpes. Elles s’en donnaient vraiment à cœur-joie dans la campagne ! Une autre anecdote qui se passait à Marseille : nous étions dans la rue, Ksabi à mes côtés, en laisse juste tenue quand soudain elle est partie en flèche vers une femme (j’ai cru qu’elle allait la gnaquer (mordre, ce n’est pas joli !)) mais lui a fait des fêtes… Cette dame ressemblait à l’une de mes belles-sœurs ! Etait-ce la raison, je ne sais pas. Ksabi avait vraiment ses têtes : elle aimait ou elle n’aimait pas (mais je ne crois pas qu’elle se trompait !). Une des mes tantes avait passé quelques jours chez mes parents : Ksabi l’a tolérée mais… elle ne devait trop bouger si non, elle grognait ! En revanche, aucun problème avec les chats. Il y en avait un chez mes parents : Ratatouil et chez les parents de mon ami : Beltza. Avec Ratatouil qui vivait donc à la campagne et était indépendant, c’était plutôt chacun sa vie mais avec Beltza, en appartement à Anglet, il y a eu beaucoup de jeux ! et ça fonctionnait très bien ! Curieuse chienne !
            Mais cette histoire s’est avérée douloureuse car nous travaillions alors en saison et avons du confier Ksabi à des amis qui vivaient en communauté dans une ferme de la région d’Uzès. Ils étaient végétariens… ça va pour les humains mais appliquer cela à un chien (et même au chat), c’était idiot. Le chat chassait souris et oiseaux et n’était donc pas gêné par quelques céréales à l’huile d’olive ! Mais la chienne ? Il y avait les poules de la ferme voisine… et ça ne plait pas au fermier ! Normal ! Elle s’est retrouvée attachée. Nous l’avons récupérée dès notre retour. Par la suite, nous l’avons confiée à mes parents qui n’avaient qu’un petit jardin… et ne pouvaient pas l’emmener courir. Cela devenait très difficile d’autant plus qu’elle ne tolérait personne de nouveau à la maison. Finalement nous l’avons confiée (mais je pense abandonnée) à la SPA de Bayonne (où vivait la famille de mon ami mais eux en appartement…). Nous savions que là, les animaux étaient très bien traités et que tout était fait pour leur trouver une famille d’accueil qui leur convienne. Pas d’euthanasie. Et croyez-moi, je porte toujours le poids de ce geste !
            N’adoptez jamais un animal qu’on vous présente, parce qu’il est mignon, parce que vous croyez pouvoir lui donner une belle vie et beaucoup d’affection. Les bonnes intentions ne suffisent pas : il faut d’abord du bon sens ! Il faut y penser avant et chercher alors un animal à adopter. Il faut être sûr que notre habitation, notre mode de vie seront en adéquation avec une bonne vie pour un animal.
            Ksabi est née en 1972. Maintenant, elle doit être au paradis des chiens.

 

 Ksabi et Mopi (le chien de Christiane)

 Jsabi et Rita (la chienne de Mme Amat)

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