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Barulage et promenage

Le Maroc en auto-stop (2)

11 Avril 2008, 11:13am

Publié par Barulaïre

                    Je n’ai pas de souvenirs précis de Ceuta à part les passages en douane. Pas de problème particulier, pas d’animosité envers les auto-stoppeurs (ce qui n’était pas toujours évident de la part d’institutions et de personnes très conventionnelles !). 
                   Mais après Ceuta, c’est Tétouan ! et Tétouan est une ville superbe ! Est-ce que c’était parce que je vivais ma première fois hors de l’Europe ? la première fois de l’autre côté de la Méditerranée ? Je ne sais pas. Tétouan m’a enchantée et je n’en ai que d’excellents souvenirs ; toujours le même plaisir d’y retourner !  (s’il y a eu de mauvais moments, ils sont balayés !). Le style est composite : arabe et espagnol, donc unique : il est « tétouanesque », si j’ose dire. Merveilleuse ville blanche où l’on croise des musiciens, des porteurs d’eau, des femmes vêtues de diverses manières. De la couleur et du son. Egalement des odeurs, celles de la cuisine mais aussi celle de la teinturerie, des métaux martelés ; celles de rues vivantes. 
               Le stop marchait bien et donc pas de problème pour continuer la route vers Fez, Mekhnès, Rabat, Casa. Nous pensions aller à Marrakech mais plus de sous ni assez de temps (nous voulions retravailler à partir du mois de juin et il fallait bien un mois pour trouver quelque chose de correct). Aussi notre route s’est arrêtée, pour ce premier voyage, à Essaouira. Si l’ancienne Mogador fait rêver, elle ne m’a pas enchantée. Je n’ai le souvenir que d’une ville basse et blanche, ventée, où rien ne m’a retenue… En revanche, de bon séjours dans les autres villes (Mekhnès est particulièrement belle et intéressante !). 
                   Dans les grandes villes les Médinas sont des lieux particulièrement attirants et agréables. Elles sont le cœur des villes. Souvent, la partie la plus ancienne d’où sont partis les rues, résidences, immeubles, nouveaux marchés pour rayonner et s’étendre, créant ainsi une nouvelle ville qui n’étouffe pas l’autre (espérons-le car il semble que ce ne soit pas toujours le cas depuis quelques années. Le Maroc, comme le reste du monde, n’est pas à l’abri des esprits mercantiles). 
                    En ce qui concerne ma vente de dessins dans les bars, ça marchait très bien dans les villes. Il va de soi que je n’en vendais pas dans les villages : les gens y sont pauvres. Mais à Casablanca ou Rabat surtout, on trouvait, dans la ville nouvelle, des bars luxueux où venait la clientèle très aisée. Ils étaient surpris et amusés par mon activité mais était généreux et nous avions l’occasion de discuter de choses et autres. Contrairement aux idées reçues, il y avait aussi pas mal de femmes, élégantes et non voilées. Des étudiantes, des employées de banque et autres administrations, des prostituées de luxe, des jeunes filles de bonnes familles venant prendre l’air…
                   Quoi qu’il en soit, à la ville ou à la campagne, en stop, à moto ou en voiture, le Maroc est un pays très agréable où la lumière est très belle. 

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