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Barulage et promenage

CAMBODGE : Kampong Cham, Vat Nokor

31 Mars 2009, 06:51am

Publié par Barulaïre

                       Une particularité cambodgienne assez courante : des objets de culte contemporains dans des sites anciens, en l'occurrence angkoriens ; ici, une pagode toute neuve au milieu d'un ensemble du XIe siècle… Le contraste est si grand ! Mais peut-être faudrait-il arriver à se représenter ces vestiges tels que furent les temples : en polychromie.

                       Nous sommes venus ici, à Vat Nokor, avec le même tuk tuk qui nous avait conduits à Phnom Pros et Phnom Srey. Nous y sommes arrivés en début d’après-midi. Il faisait beau temps. Un très grand nombre de stupas de périodes diverses sont sur la gauche en arrivant. Puis un grand espace herbeux et mouillé où paît un boeuf noir (il sera là tout l’après-midi), puis, c’est un alignement de sculptures et enfin les portes. Toujours les portes d’Angkor aux piliers sculptés et linteaux couverts de bas-reliefs. Passée la porte, on arrive non pas dans une cours mais dans espace entre les murs d’enceinte autour du temple central. De chaque côté, la représentation d'un personnage avec un grand bâton devant lui. On continue vers les galeries couvertes. Des pierres brutes ou sculptées, sombres, des murs tenant encore bien debout mais des linteaux parfois abîmés. Puis, au bout d’une galerie, j’aperçois des couleurs, oh ? bizarre. J’avoue que, même si j’avais lu qu’une pagode avait été construite au milieu d’un ancien site, la vision de ces couleurs vives au bout de ce couloir de pierres anciennes aurait quand même été un choc. Plus je m’en approchais, plus j’étais étonnée. Puis je m’arrête. Le grand espace couvert de tapis, l’autel avec ses bouddhas et tissus flamboyants, les piliers rouges et or, les peintures aux murs et au plafond comme des bandes dessinées sur fond bleu vif racontant des moments de la vie de Bouddha… Même si maintenant je m’y attendais, j’ai quand même reçu un choc ! Des personnes étaient là et ont vu mon hésitation. Je pense qu’elles doivent être habituées à voir les gens saisis… Toujours la même amabilité. Je suis restée un moment. Puis j’ai continué ma visite et pris des photos. En me retournant, j’ai vu d’autres aspects de cet anachronisme : un superbe linteau était posé devant des peintures murales, un pilier rouge et or jouxtait une colonne sculptée. En sortant, j’ai eu le plaisir de rencontrer deux chats, pas tout-à-fait tigrés mais plutôt ocellés, roux clair. Peu familiers, ils ont un peu posé (mais comme chacun son tour)

                       Etienne m’a rejointe et nous continuons la visite ensemble. Il y a plusieurs murs d’enceinte séparés par des espaces assez larges. C’est curieux de se croire tantôt à Angkor tantôt dans la pagode de n’importe quelle ville moderne. Le contraste est omniprésent. En faisant le tour du bâtiment le long de la dernière enceinte, on peut voir à chaque point cardinal, au fond d’une galerie ancienne, un bouddha contemporain qui a reçu ses offrandes d'encens et de fleurs…

                       Nous nous dirigeons vers la sortie où de petits miaulements attirent mon attention ; quelques chatons sont là, ils semblent apeurés et sont plutôt maigres, des blancs et tigrés. Ils nous suivent pour passer la porte. Une jeune femme nous appelle pour nous proposer d’aller la voir danser mais je suis préoccupée par les chats. Malheureusement, et je le sais, je ne peux rien pour eux… Quand nous entendons de la musique, nous allons dans sa direction. La jeune femme est là, des enfants et adolescents aussi. Ils sont comme elle en tenue de danse simple. Ils danseront et nous assisterons à un bien joli ballet coloré, vif et gracieux. Cette jeune femme est professeur de danse pour l'association Bouddhisme and Social Development Association (Kampuchea's Kids Project) qui s’occupe de l’instruction et de l’apprentissage d’enfants et adolescents pauvres de Kampong Cham pour leur apprendre des métiers d'art et d'artisanat.

                       Après le spectacle nous retournons vers l’entrée avec le conducteur du tuk tuk. Le bœuf est toujours là à paître tranquillement.
 

 




Une description très détaillée de H. Parmentier (en 1914) :
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/befeo_0336-1519_1916_num_16_1_5282

M. H Parmentier :
http://www.efeo.fr/biographies/notices/parmentier.htm

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CAMBODGE : Kampong Cham, des hévéas au caoutchouc

29 Mars 2009, 07:38am

Publié par Barulaïre

                       Cela a été une très jolie balades en tuk tuk. Passé le pont sur le Me Kong, nous avons roulé encore un moment puis, à gauche toute, par un bon chemin nous sommes arrivés dans une plantation d’hévéas. Quelques personnes travaillaient à récupérer le latex s’égouttant  dans des bols de bois accrochés sur le tronc des arbres, sous la saignée que d’autres avaient faite. La saignée est un sillon creusé dans l’écorce, en spirale descendant autour du tronc. S’il y a de l’eau dans la coupelle, son contenue doit être jeté.

                        Les arbres sont plantés à des distances égales les uns des autres. Cela donne de jolis effets de perspective. La futaie est assez haute et dense ainsi, son ombre est très fraîche.Actuellement, les plantations d'hévéas sont bien entretenues et de nouveaux arbres sont plantés. Un hévéa ne peut être exploité que quelques années, il est alors  arraché. La replantassions est donc nécessaire pour production régulière.

                        Notre route a continué vers une usine de caoutchouc. Là, visite de la fabrication partant du latex blanc et liquide pour arriver au caoutchouc brun (et puant !) en passant par des bains, des laminoirs et autres machines. (on nous avait donné des morceaux de caoutchouc à chacun de ses stades mais l’odeur est si forte que nous ne les avons pas gardés... )

                        Dans la cours de l’usine un très grand arbre était complètement squatté par un arbre à fruit du dragon. C’était étonnant de voir ce large tronc recouvert de lianes vertes et les fruits roses comme sur des branches dont ils n’étaient pas issus.

                        Nous bavardions devant l’usine un peu avant d’en partir quand des gens sont arrivés sur des charrettes à cheval. Et là, c’est étonnant, encore une fois, de constater le décalage et la promiscuité de façon de vivre de différentes époques.

 

http://www.mpl.ird.fr/colloque_foncier/Communications/PDF/Jacqmin.pdf

http://www.olympe-project.net/content/download/1547/8771/file/Diag_agraire_du_district_
Mimot_au_Cambod_Feintrenie.pdf



 

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CAMBODGE : Kampong Cham

27 Mars 2009, 06:54am

Publié par Barulaïre

                       La route de Phnom Penh à Kampong Cham est belle (il suffit d’être sortis de Phnom Penh, avoir dépassé le rond-point où tout bloque !). Puis un grand pont enjambant le Me Kong, le large fleuve au niveau si variable ! Mais la pluie nous a accompagnés quasiment tout le long… Bon, ça a son charme. Les paysages sous un voile de pluie sont particulièrement enchanteurs. (encore une fois,  pas de photos car celles que j’ai prises en roulant sont souvent bougées et les vitres du bus teintées...). C'est sur ce parcours que nous avons vu un arrêt-pipi en pleine campagne ; c'était plutôt marrant de voir les gens s'égailler dans les prés, derrière les arbres...
                       Nous arrivons à Kampong Chan en début d’après-midi. Des tuk tuk sont à l’arrêt du bus. L’un d’eux nous conduit à l’hôtel que nous n’avons pas réservé mais en août, il y a toujours de la place ! Comme il est très sympathique (le conducteur), nous convenons de faire des balades avec lui dans les jours suivants.
                       Les bagages posés à l’hôtel, nous allons faire un tour en ville.
                       Ce qui nous étonne de prime abord, c’est la largeur de la rue principale (une grande avenue avec en son centre un espace aménagé en bande verdoyante, fontaine, lampadaires, large trottoir de chaque côté, bancs, de grands ronds-points parés de sculptures diverses ou autres décorations) également le peu de circulation : quasiment pas de véhicules, tant auto que motos ou tuk tuk (où sont passés les quelques uns qui attendaient à l’arrêt de bus ?). Chose particulière aussi : les banques ; sur un carrefour on peut en voir une sur trois des angles… Ca fait beaucoup ! Nous nous dirigeons vers de plus petites rues et arrivons à un marché couvert aussi bien approvisionné que tous les marchés que nous avons vus dans le pays ! nourriture, tissus, produits d’hygiène et de beauté, quincaillerie, droguerie etc. Nous nous arrêtons dans la rue pour manger quelques desserts variés (toujours aussi bons les uns que les autres !). Cette petite rue débouche en suite sur une large place bordée par des immeubles coloniaux vétustes. Une autre, plus large, rejoint le bord du Me Kong… toujours aussi beau, aussi boueux et rouge, transportant toujours des bateaux ; des barges, des branches, se laissant enjamber par des ponts ; ici, le pont Kizuna (offert par le gouvernement japonais) s’étire longuement, en ondulant, de temps en temps une gloriette et, de l’autre côté, une tour rose et blanche faisant penser à un minaret.
                       Pendant le séjour à Kampong Cham, nous faisons plusieurs balades à pieds ou en tuk tuk : Vat Nokor,
Phnom Pros et Phnom Srey, les plantations d’hévéas, les alentours de la ville où nous verrons la fabrication des pâtes, les villages de pêcheurs, les rives du Me Kong et les promenades nocturnes à pieds sur le grand pont.
                      Kampong Cham est la première ville de cette région agricole qu’est la province de Kanmpong Cham.



L'inauguration du pont Kizuna :
http://sources.asie.free.fr/repertoire/francophone/voyage/cambodge-daire.htm

Les chrétiens de Kampong Cham :
http://loraillere.hautetfort.com/archive/2009/01/28/a-kompong-cham-la-charite-en-acte-fonde-de-nouvelles-communa.html

http://209.85.229.132/search?q=cache:2hbutFrRT10J:www.cheminsdumonde.net/site/etape_index.php%3Fid_etape%3D100+kampong+cham&cd=93&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&lr=lang_fr

 



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La petite bête ne mangera pas la grosse...

25 Mars 2009, 06:41am

Publié par Barulaïre

Viet Nam, Sa Pa au Royal Hotel

                    Savez-vous ce qu’est cette  grosse bête bizzzarrre ? 
 
                    Moi non ; ce que je sais, c’est qu’elle nous a tenu compagnie à Sa Pa, dans notre chambre du Royal Hotel (pas la belle chambre d’angle du 2ième étage que nous avons pendant 4 jours dès notre arrivée mais celle où l’on nous a "casé" quand nous avons voulu prolonger notre séjour, chambre au 1ier sous-sol, avec d’autres chambres du même type, simple et sans belle vue, dépôt de bagages, office, etc etc).
                    Ce gros insecte (10 – 12 centimètres) semble ne pas avoir bougé pendant 3 jours… pourtant il était vivant, on a pu voir bouger une antenne, une pate. Je me demande ce qu’il pouvait manger ! 
 
                    Situation étonnante au départ, mais on s’habitue… Ce squatter n’était en rien dérangeant, alors il est devenu notre bon voisin. Mais peut-être étions-nous ses invités forcés… Qui dérangeait l’autre ?

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CAMBODGE : Battambang, les vergers

23 Mars 2009, 06:58am

Publié par Barulaïre

                        Drôle de sortie celle qui nous a menés dans les vergers... En effet, nous avions acheté à l'Office du Tourisme une demie journée en tuk tuk pour visiter une fabrique artisanale d'objets et son magasin, d'anciennes maisons sur pilotis et un verger.
                        C'était le même conducteur de tuk tuk que celui de la vaille, tout-à-fait aimable. Les visites se sont bien passées mais, après les maisons sur pilotis, il refusait d'aller voir un verger « parce qu'il n'avait plus de carburant » et autre motif. Nous ne comprenions pas bien sa gène mais lui avons suggéré d'aller s'expliquer à l'Office du Tourisme puisqu'il travaillait avec. Mais nous avons croisé en chemin une des femmes qui faisaient visiter sa maison, elle parlait très bien français. Elle confirme ce que nous avions compris. Finalement, le conducteur du tuk tuk rachète du carburant et nous conduit vers les vergers...

                        Et c'est là que nous avons compris le problème : la route est pourrie ! en grosse voiture, les trous et ornières ne sont pas génants et à moto ont peut zigzaguer entre les trous... mais en tuk tuk, c'est plus dur ! Il ne nous avait pas dit cela et l'Office du Tourisme ne devrait pas prévoir de tels parcours car le tuk tuk risque d'être endommagé... On comprenait pourquoi le conducteur, habituellement aimable, faisait la tête et en étions désolés. Mais au point où nous en étions, faire demi tour n'aurait pas été mieux.
                       Toujours est-il que, lorsque nous avons pris les chemins de terre menant vers les fermes, le sol était bien meilleurs ! La terre se creuse certe mais est plus facile à aplanir qu'une "fausse belle route" mal empierrée ou bitumée.
                        Nous baignions dans la verdure ! Des arbres de toutes sortes, des fleurs, des odeurs. Souvent, ici aussi, des vaches semblant faire leur vie seules (mais à proximité des fermes...). Nous arrivons devant des maisons. Le tuk tuk se gare et nous allons ensemble à pieds par un petit chemin vers les vergers. Il a repris le sourire. C'est un enchantement. Ici, tout est à profusion, verdure et humidité ! S'il y a de grands arbres, la plupart plantés dans le verger sont jeunes et petits mais commencent à produire des fruits, goyaves surtout. Nous voyons là (comme nous l'avions déjà vu sur d'autres arbres dans la région) des fruits enveloppés dans du plastique, généralement translucide ; leur croissance et leur maturation sont ainsi accélérées (les envelopper un à un cela doit prendre pas mal de temps !) L'essentiel de la production est, en plus des goyaves, des pommes-cannelles, des noix de coco, des bananes, des papayes, des sortes de poires.
                        Mais le mois d'août n'est pas la meilleure saison pour les fruits et le fleurs...
                        Nous quittons les vergers et reprenons la route. Nous faisons une halte pour manger quelques fruits et gâteaux que l'Office du Tourisme remet au conducteur de tuk tuk pour les visiteurs. Un moment passé ensemble à tenter de bavarder. S'il n'est pas toujours aisé d'échanger des mots, partager de la nourriture est plus simple ! et vrai sûrement...


 

De cambodge 2008 : Battambang, les vergers

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CAMBODGE : Battambang, la campagne

21 Mars 2009, 06:37am

Publié par Barulaïre

                       La campagne autour de Battambang est belle et variée. Nous avons suivi des routes de terre rouge au milieu des rizières et de plantations de divers légumes, en bord de petits lacs où des hommes pêchaient, vers des vergers aux multiples variétés d’arbres : goyaviers, palmiers, cocotiers, pommes-cannelle, bananiers etc…

                        Dans les vergers (mais aussi sur certains arbres aux abords des maisons) les fruits étaient enveloppés dans des morceaux de feuilles de plastique transparent et parfois coloré. L’effet peut être étonnant !

                       C’est pendant un arrêt dans la campagne que nous avons pu goûter quelque chose de délicieux : des tronçons de bambou grillaient sur des braises ; ça sentait bon. Nous en avons acheté. On casse le bambou pour l’ouvrir et dedans, du riz gluant cuit avec des haricots noirs, du lait de coco et des épices se déguste tel quel. Un vrai régal, à tester absolument ! (à Sa Pa, au Viet Nam, on prépare aussi du riz gluant cuit dans des tronçons de bambou mais c’est un plat salé ; une fois sorti de son enveloppe de bambou, le riz est passé à nouveau sur la braise pour dorer un peu et servi avec des cacahouètes grillées et du sel).

                       Lors des promenades en tuk tuk, on a tout loisir de voir la campagne, d’y faire des pauses dans un village, au bord de la route, près d’une pagode. La campagne cambodgienne a quelque chose de très doux. Autour de Battambang, elle est particulièrement variée Peut-être parce qu’elle est plate et cultivée ? Parce qu’on aperçoit parfois une colline dans le lointe ? Grâce au vert si chaleureux des rizières ? parce qu’elle est toujours plus ou moins boisée ? Tout simplement par le sourire des gens qu’on y croise ? Il a sûrement un peu de tout cela plus tout ce que j’ignore et n’ai pas vu…
                      Toujours  est-il  que  c’est  une  campagne  belle  et  vivante.  Les  villageois se  déplacent  beaucoup,  à  moto  mais  aussi  un  peu  en  voiture.  Il  est  fréquent  de rencontrer   des   paysans   avec  leur  char  à   bœufs   tirant   des   charrettes  chargées  de diverses  denrées  accompagnés  d’adultes   et   d’enfants,  un  chien  courant   à  côté. Le vélo est le moyen de transport des enfants pour aller à l’école. Nombreux déplacements se font étalement par le lori (le train de bois ou bamboo train).
                     L’agriculture est variée même si le riz est largement dominant. On trouve les cultures maraîchères, fruitières, fourragères. Les vergers sont nombreux. Les palmiers à sucre, à l’allure si particulière, sont omniprésents et participent au charme des paysages cambodgiens. Il semble y avoir peu d’élevage même si l’on peut voir à proximité des fermes et de nombreuses autres maisons, des poules, de vaches, des canards, des porcs.
                      Les travaux des champs sont très peu mécanisés.   
                     Les moindres lacs, mares d’eau sont l’occasion de pêcher (les eaux semblent poissonneuses car on peut voir souvent les gens en tirer divers poissons).

Battambang, la campagne
Cliquer sur l'image ou le titre
pour voir l'album.

L'Encyclopédie de l'Agora : http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Cambodge

Ceci-Ca : http://www.ceci.ca/w/i/n/m003474.htm

Ka.Set.info : http://ka-set.info/actualites/economie/cambodge-information-thailande-
agriculture-frontiere-dispute-conflit-preah-vihear-080812.html


Contre Info : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1994

AmbaFrance : http://www.ambafrance-kh.org/spip.php?article940

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"Gulistan, le jardin des roses" SAADI

17 Mars 2009, 06:22am

Publié par Barulaïre

                Parmi les poètes persans, j'ai d'abord découvert Omar Kayam puis Saadi... Gulistan reste pour moi un des plus beaux souvenirs de lecture. Il est un de ces livres essentiels que l'on peut lire toute sa vie en l'ouvrant au hasard ou recherchant un sujet particulier. Le propre de ces textes fondamentaux est bien leur universalité et leur intemporalité mais ici la forme est si belle ! Certes je ne lis qu'une traduction mais le traducteur a sûrement su rendre la beauté, la finesse, le naturel, de la poésie de Saadi.
                  On oublie en lisant que l'auteur vivait au XIIIe siècle... Il fut un sage soufi, un voyageur.
                  Et, petit plus bien plaisant, les éditions Seghers présentent avec Goulistan un très beau livre illustré de nombreuses miniatures, dessins et symboles..


Editions SEGHERS



   
   
   

Quelques liens :


http://www.shanaweb.net/contes-orientaux/saadi/gulistan-saadi.html


http://www.teheran.ir/spip.php?article702

 

http://www.teheran.ir/spip.php?article578  

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CAMBODGE : Battambang, la pagode Vat Damreï Sâ

13 Mars 2009, 07:17am

Publié par Barulaïre

                       Nous n’avons pas vraiment visité la pagode Vat Damreï Sâ de Battambang ; en effet, nous nous y sommes retrouvés un jour de grosse averse alors qui nous quittions un petit restaurant pour nous rendre au musée de Battambang (que nous avons toujours trouvé fermé...). Nous aurions pu aller nous y mettre à l’abri, me direz-vous ? mais non ! Ce jour-là, plusieurs personnes s’affairaient (malgré la pluie) à l'extérieur et à l’intérieur de la pagode, auprès des diverses ensembles édifiés à ses abords, comme pour tout remettre à neuf. Peut-être y avait-il une fête ou une cérémonie à venir sous peu ? Les diverses scènes représentées correspondent à des étapes de la vie du prince Siddharta (surtout quand il est sorti et qu'il a découvert la pauvreté, la maladie, la mort, la solitude que vivent les humains).
                      Cette jolie pagode a été construite au début du XXe siècle. Les matériaux des murs sont de la chaux et de la résine. (Désolée, je ne trouve pas d'infos sur cette pagode ; difficile d'ailleurs de trouver de la documentation sur Battambang qui sont pourtant une ville et une province très attrayantes. Si un visiteur ou une visiteuse peut m'aider... Merci d'avance !).



Des photos et des infos ici, sur flickR par M; Dalbéra :
http://flickr.com/photos/dalbera/2456856355/in/photostream/

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Petite poursuite gourmande

11 Mars 2009, 08:21am

Publié par Barulaïre

INDE Benares :

            Si les vaches étaient relativement libres en Inde, c’était surtout flagrant à Bénares où elles se baladaient tranquillement dans les rues à tout regarder, à dormir où bon leur semblait, à choisir la nourriture qu’elles préféraient.

            Parmi leurs délices (en plus des noix de coco vertes), il y avait les fleurs. Et à Bénars, il y avait de quoi faire ! Non pas qu’il y en ait eu sur les rondpoints et dans les squares mais par le nombre impressionnant de guirlandes et colliers de fleurs utilisées dans les temples !

            Nous revenions du Temple d’Or (où nous n’avions pu entrer car c’est peut-être le seul temple indou où un non indou ne peut entrer) mais nous avions acheté des colliers faits de roses d’Inde d’un très bel oranger soutenu. Mon ami en portait un cou. Il commence à sentir une vapeur chaude derrière lui… vapeur qui devenait un peu brunisateur… Se retournant, il aperçoit le museau luisant d’une belle vache brune… Il accélère le pas. Elle aussi. Il change de rue. Elle le suit. De guerre lasse, il lui donne le collier qu’elle se met à manger paisiblement au milieu de la rue.

            Vachement tenace, le ruminant !

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CAMBODGE : Battambang, les marchés

9 Mars 2009, 07:32am

Publié par Barulaïre

                       A Battambang, comme dans toutes les grandes villes, il y a plusieurs marchés. On n’en a visité que deux ici : le premier, proche de l’hôtel,  l’autre un peu plus haut et beaucoup plus grand.
                       On y trouve toujours la même profusion : tant de fruits et de légumes, la viande, les poissons, les nombreux desserts, les multiples petites cuisines, tous les objets de la vie quotidienne, pour la maison, le ménage, l’alimentation, l’habillement, la coiffure, quincaillerie, droguerie, bijouterie, change.

            Je crois qu’ici les tailleurs étaient particulièrement nombreux. Les tenues présentées étaient à mon goût importables (trop de fanfreluches, trop « robes de cocktails »),  joli pour des poupées barby… Mais il y avait également des tenus plus simples et élégantes, en soie : jupe unie de couleur vive ou sombre et chemisier blanc (souvent utilisées pour se rendre à la pagode, nous a-t-on dit). A côté de cela, on trouvait de superbes tissus de soie, coton ou mélange avec des imprimés particuliers au Cambodge, tissus vendus au mètre, en coupon ou déjà ourlés car ils sont les jupes des femmes (ils sont souvent utilisés comme nappe) ; d’autres, à petits carreaux et en coton plus léger, sont en principe portés par les hommes mais servent à tout (coiffure, sac, foulard, jupe ou autre).

                         A Battambang, on trouve aussi du raisin (cher et pas très bon avec leur peau épaisse et leurs gros pépins) mais on en a acheté une grappe pour « l’exotisme » et pour goûter. Une très grande variété de légumes aussi. Les marchands étaient un peu surpris que nous nous y intéressions mais cela est passionnant ! Quand on aime cuisiner, la curiosité est toujours là, devant des légumes inconnus ou qu’on reconnaît avec plaisir ; les voir à profusion ici, alors qu’en France ils sont parfois difficiles à trouver, chers et pas forcément bons.

                         Certes, les boucheries et poissonneries se trouvant à l’intérieur pouvaient surprendre de prime abord par leurs étals montrant directement la viande, les poissons et coquillages. Pourtant tout semble bien frais et sent bon (les poissons ont les yeux moins ternes que ceux vus chez nous en supermarché et exhibés sur de la glace !).

                         Les marchés sont des lieux privilégiés de vie ! C’est important d’entendre le bruit des marchés car il est surtout fait des voix des gens qui y travaillent et qui y font leurs achats, s'y promènent, rencontrent leurs familles, amis, relations ; si chaque marché a ses couleurs, on peut dire qu’il a également son  bruit. Bien sûr, les odeurs sont omniprésentes, que ce soient celles des épices, des fleurs, des parfums mais aussi celles du carburant, des moteurs, des huiles, du cuir, du sol humide.



                       
  Il faut toujours prendre ne serait-ce qu’une demie journée pour visiter un marché ! Pour y faire quelques achats, pour manger, écouter, regarder. Partager.

 

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