Présentation

       Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage.... mais plusieurs voyages, c'est bien aussi ! et les balades, les visites, les promenades. 
        Nous en faisons, loin ou près de chez nous. 
         Puis il y a les photos, dans des albums ou dans un blog, il n'y a que le support qui change, c'est le même amour des images, l'envie de conserver et de partager ce que nous avons vu de beau, ce qui nous a émus ou amusés.
         Je souhaite en profiter avec vous, visiteurs de passage ou fidèles !

PS : "baruler" est un mot provencçal signifiant : promener qui peut avoir un sens péjoratif. Mais il est plutôt employé familièrement et amicalerment.

PS 2 : vos commentaires, tant sur le fond que sur la forme, sont les bien venus (Voir en-dessous de chaque article).
 Merci. 

 
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            Dans ce livre à la belle iconographie, Detlef Ingo Lauf nous présente l'art tibétain dans toute sa finesse, sa beauté et sa spiritualité. L'art tibétain est indissociable de la religion. La culture tibétaine semble avoir toujours évolué dans la spiritualité voire le mysticisme.
            Detlef Ingo Lauf ne fait pas que nous présenter l'art tibétain, il nous présente tout une culture, une civilisation ; il en donne les clefs (même si parfois cela peut nous paraître très sinueux et déroutant). Une religion qui n'a pas de dieu mais une foule de déïtés, bienveillantes ou malveillantes, sereines ou furieuses, un hommain accompli. Un bouddhisme où l'on retrouve les croyances Bon, religion archaïque tibétaine.

Les titres des chapitres :
- Nature et devenir du lamaIsme
- Forme et manifestation secrète de l'art tibétain
- L'image des Bouddhas et des bodhisativas
- L'art majeur de l'écriture
- Le vécu de la mystique dans l'art tibétain
- Déploiements visionnaires au sein du Mandala
- Nature des divinités tibétaines
- Grands maîtres et saints du Tibet
suivent un index, des remarques sur la transcription des termes techniques et une très importante bibliographie.

            Que la religion soit aussi ancrée dans la vie quotidienne peut paraître choquant à un regard occidental. Certes, les prètres et moines ont un grand pouvoir et, certes, je préfère à tout un pays laïque, mais que cela ne nous empèche pas d'apprécier la beauté inspirée par la foi. (La spiritualité est par trop absente en Occident !).

"L'héritage du Tibet" Detlef Ingo Lauf, Kümmerly & Frey - Editions Géographiques - Berne,


 
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            Nous connaissons les peintures vietnamiennes représentant traditionnellement des paysages et des scènes de la vie quotidienne tant à la campagne qu’en bord de mer, le travail ou les loisirs. Un art traditionnel très beau qui influe sur l'artisant , sert de support à la broderie, aux panneaux laqués ou incrustation d’ivoire ou de nacre. Mais l'art est vivant, il y a donc aussi des peintres novateurs et l’on peut dire que l’art vietnamien bouge.
            La preuve en est des galeries d’art que l’on trouve surtout dans les grandes villes (pas celles qui vendent les chromos qu’on trouve sur les marchés ou dans les boutiques de souvenirs mais celles qui osent présenter les créateurs). Comme dans tout mouvement créatif tout n’est pas bon (enfin, celà dépend aussi de la sensibilité de chacun), tout n’est pas vraiment novateur, mais le mouvement est là.
            Dans le livre « Du Fleuve Rouge au Delta du Me Kong », quelques exemples de ces nouveaux peintres :

Peintres-vietnamiens-Dinh-Y-Nhi.jpg

Dinh y Nhi

      Jeune artiste de Ha Noi,
fille du peintreDinh Trong Khan, elle s'exprime surtout par des tons de noir, blanc et gris. Ses dessins répétitifs sont sans concession, juste tournés vers la vie.

Peintres-vietnamiens-Do-Hoang-Tuong.jpg





Do Hoang Tuong


      Il a commencé sa carrière comme illustrateur de livres pour enfants puis dessinateur de bandes dessinées pour enfants. Mais s'il était connu du public, les finances ne suivaient pas et la parution du magazine a cessé.
     La peinture a continué, nus, portraits, paysages. Tout un travail. Un chemin vers une peinture presque abstraite, traits et touches de lumière, couleurs chaudes ou rabattues. Une peinture toujours en devenir.





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Le Hong Thai 

      Par la laque traditionnel réadaptée sur une toile, par une recherche profonde, Le Hong thai nous ouvre des portes, à nous de passer de l'autre côté...

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Le Thiet Cuong 

De fins dessins, des couleurs subtiles, des objets de tous les jours, comme un pont entre hier, aujourd'hui et demain.
Extrait de l'un de ses textes :
"Je préfère l'unique, sa singularité, notre point de déprat, notre lieu d'arrivée.
Je n'aime pas les couleurs multiples et, s'il en faut, que ce soit l'ombre d'une couler."

Peintres-vietnamiens-Le-Thua-Tien.jpg

Le Thua Tien

      Ce professeur de peinture habite la belle ville de Hué, ancienne apitale, ville d'art et de culture, riche en monuments et arrosée par un fleuve au bon nom : la Rivière des Parums...
        Dessins traditionnels à l'encre, peinture à l'huile. Etude d'un peu plus d'un an à Amsterdam et retour à Hué.
        Il continue son cheminement : sculpture, composition, travail sur ordinateur. Toujours des projets, des voies explorées sans oublier les connaissances du passé.



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            Un séjour à Tétouan, à nouveau dans la médina. En hiver ou printemps, la ville et la région sont agréables. Encore des promenades dans les ruelles. Elles semblent toujours différentes, toujours nouvelles. C’est peut-être ça l’intemporalité ?

            La moto nous permettait plus de liberté dans nos itinéraires. Aussi, nous avons choisi de prendre une route de montagne qui passait par Ketama (haut lieu de la production de kif). Route grimpant dans un superbe paysage ! En de tels lieux, on peut se croire seul au monde ; on est toujours surpris, lors d’un arrêt, d’être interpellé par une personne sortie de nulle part (comme cela arrive souvent dans les déserts ou zones plus ou moins désertiques).
            Nous continuons vers Boulaoun (et son délicieux vin rosé). Il y a au Maroc une belle production de vins très agréables. De grandes régions plantées de vignes.
            Puis arrivée à Marrakech. Nous ne sommes pas déçus ! La vieille ville est belle. La place Djema El Fna très animée. Nous séjournerons à ses proches abords dans un petit hôtel. Une excellente cuisine avec les keftas de toutes sortes.
            La route vers Agadir passe par le superbe col du Tizi N' Test. avec sa terre rouge. Nous avons eu la chance de voir la une immense mer de nuages ! C’est d’une beauté saisissante mais à la descente, ça l’est moins car là, on ne voit plus rien !
            Juste une pause à Agadir et une pensée pour les victimes du tremblement de terre des années 50 (j’étais très petite mais j’aurai toute ma vie devant les yeux une photo vue alors dans une revue : la terre fendue et des maisons qui semblaient basculer). La ville nouvelle semblait bien touristique.
            Et enfin, la route qui descend vers le sud…vers le désert de sable.
            C’est au cours d’un arrêt dans un village le long de cette route que nous avons eu l’occasion de bavarder avec un homme âgé qui nous a parlé de l’époque pendant laquelle il a combattu auprès de l’armée française. Il était fier d’avoir participé à deux guerres de libération mais nous nous demandions s’il avait la reconnaissance de notre état… (je n’ai su que plus tard que tel n’était pas le cas ; voir le film « indigènes »).
            Goulimine… Aussi rouge que Tétouan est blanche… Dans le désert. Nous y sommes restés quelques jours car nous cherchions à loger plus à l’extérieur. Nous avons décidé de prendre la route vers Tant Tan mais de suivre le premier chemin à droite… Pourquoi ? comme ça.
            C’est ainsi que nous sommes arrivés à Ksabi, petit village perdu entre désert et océan. Nous sommes entrés dans l’unique épicerie et avons demandé si quelqu’un louait une chambre. Surprise du marchand et des gens. Mais on nous conduit chez un homme qui doit pouvoir louer quelque chose. Et en effet : il est propriétaire d’une ferme avec jardin à la périphérie du village. Il accepte de nous y louer 2 pièces pour un mois. Notre séjour sera sublime !
            Les enfants du village nous rendaient des visites ; un jour, ils nous ont apporté… un chiot ! Je reviendrai sur son histoire.
            Pendant ce mois à Ksabi, nous faisions des balades dont une visite à Tan Tan et des tours, juste pour le plaisir, sur des pistes du pré-Sahara.
            Sublime sud marocain !
           
MAROC
  Quelques photos ici :
 
http://barulaireauvietnam.blogs-de-voyage.fr/album/maroc/
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            C’était une petite moto : une 125 Honda rouge et chromée. Notre première moto. Une bonne révision avant le départ et en route. Au printemps.
 
Espagne
            Un petit arrêt à Pampelune et quasiment la même route qu’au premier voyage. Cette fois-ci, pas de séjour en Espagne car nous partions après une saison d’hiver à Pra-Loup (Alpes de Haute-Provence) et y retournions pour celle d’été, mi-juin.
            A l’aller, la traversée pour Ceuta a été selon mon rêve : la mer bien démontée, tangage et roulis ! Un vrai régal ! Mieux que les montagnes russes ou le grand 8 ! Malheureusement, la majorité des passagers était coincée dans leurs sièges et beaucoup vomissaient… c’était la seule ombre au tableau ! Impressionnant de voir l’avant (puis l’arrière) du ferry plonger dans la mer dans une gerbe d’écume et les vagues arriver en force. J’étais excitée comme une puce et courrais d’un côté et de l’autre pour ne rien perdre du spectacle : le vent, la plus, les vagues et les mouvements en tous sens du bateau !
            Heureusement, quand il a fallu reprendre la route à Ceuta, le temps était redevenu plus clément.
            Mais c’est pendant le retour vers la France, direction Anglet, que nous avons eu un gros problème avec la moto (la moto n’était en fait pas en cause nous voulions rentrer rapidement et rouler donc plus longtemps ; les amphétamines étant alors en vente libre en Espagne, nous en avons pris mais… pas la moto. Elle n’a pas aimé et a coulé une bielle… Donc, la moto, nous et le chiot que nous ramenions, dans le train et des frais en perspective à l’arrivée…). 
           Nous avions de la compagnie : Ksabi un chiot qu'on nous avait donné au Maroc, pendant notre séjour prés de Goulimine. Je raconterai cela dans un prochain article. Elle nous a amené la sympathie de beaucoup de gens à ce moment-là.
            Le parcours à moto était bien agréable malgrè parfois quelques averses. Rien à voir avec la route en voiture ou camion ! Même si ce n'était pas une grosse moto (c'était une 125...) on se sent plus vivant à l'air que dans une carrosserie (même avec les vitres ouvertes !).
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            Je n’ai pas de souvenirs précis de Ceuta à part les passages en douane. Pas de problème particulier, pas d’animosité envers les auto-stoppeurs (ce qui n’était pas toujours évident de la part d’institutions et de personnes très conventionnelles !). 
            Mais après Ceuta, c’est Tétouan ! et Tétouan est une ville superbe ! Est-ce que c’était parce que je vivais ma première fois hors de l’Europe ? la première fois de l’autre côté de la Méditerranée ? Je ne sais pas. Tétouan m’a enchantée et je n’en ai que d’excellents souvenirs ; toujours le même plaisir d’y retourner !  (s’il y a eu de mauvais moments, ils sont balayés !). Le style est composite : arabe et espagnol, donc unique : il est « tétouanesque », si j’ose dire. Merveilleuse ville blanche où l’on croise des musiciens, des porteurs d’eau, des femmes vêtues de diverses manières. De la couleur et du son. Egalement des odeurs, celles de la cuisine mais aussi celle de la teinturerie, des métaux martelés ; celles de rues vivantes. 
            Le stop marchait bien et donc pas de problème pour continuer la route vers Fez, Mekhnès, Rabat, Casa. Nous pensions aller à Marrakech mais plus de sous ni assez de temps (nous voulions retravailler à partir du mois de juin et il fallait bien un mois pour trouver quelque chose de correct). Aussi notre route s’est arrêtée, pour ce premier voyage, à Essaouira. Si l’ancienne Mogador fait rêver, elle ne m’a pas enchantée. Je n’ai le souvenir que d’une ville basse et blanche, ventée, où rien ne m’a retenue… En revanche, de bon séjours dans les autres villes (Mekhnès est particulièrement belle et intéressante !). 
            Dans les grandes villes les Médinas sont des lieux particulièrement attirants et agréables. Elles sont le cœur des villes. Souvent, la partie la plus ancienne d’où sont partis les rues, résidences, immeubles, nouveaux marchés pour rayonner et s’étendre, créant ainsi une nouvelle ville qui n’étouffe pas l’autre (espérons-le car il semble que ce ne soit pas toujours le cas depuis quelques années. Le Maroc, comme le reste du monde, n’est pas à l’abri des esprits mercantiles). 
            En ce qui concerne ma vente de dessins dans les bars, ça marchait très bien dans les villes. Il va de soi que je n’en vendais pas dans les villages : les gens y sont pauvres. Mais à Casablanca ou Rabat surtout, on trouvait, dans la ville nouvelle, des bars luxueux où venait la clientèle très aisée. Ils étaient surpris et amusés par mon activité mais était généreux et nous avions l’occasion de discuter de choses et autres. Contrairement aux idées reçues, il y avait aussi pas mal de femmes, élégantes et non voilées. Des étudiantes, des employées de banque et autres administrations, des prostituées de luxe, des jeunes filles de bonnes familles venant prendre l’air…
            Quoi qu’il en soit, à la ville ou à la campagne, en stop, à moto ou en voiture, le Maroc est un pays très agréable où la lumière est très belle. 

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