Nous nous étions donc rendus à Ashoka
Mission.
C’était une mission bouddhiste, entourée de vieux murs d‘enceinte.
Vers le mur ouest, des bâtiments aménagés en chambres sommaires hébergeaient les voyageurs pour un prix dérisoire. Vers l’est, se trouvaient les bâtiments abritant les membres de la mission. Le
moine principal, The Monk, dirigeait l’ensemble. Il était assisté d’un jeune moine anglais.
Nous avions une tente et avions pu l’installer près d’un arbre à côté
du
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Une des portes de la Mission,
celle qui donnait vers Mehrauli.
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bâtiment de la mission. Un peu plus loin, se trouvaient des points d’eau pour la toilette et le lavage du linge; Quant aux toilettes, c’était très particulier ! En effet, un peu plus loin
de là, par un sentier, on arrivait à une entrée sans porte. Un mur faisait le tour. A l’intérieur, des cloisons formaient de petites cabines cabines, sans porte, c’étaient les wc : une planche à
environ 50 ou 60 cm au-dessus du sol, un trou et une boite de conserve vide posée à côté… Devant la suite wc (5 ou 6), une espace et un point d’eau pour remplir la boite avant de vaquer à
l’occupation prévue. J’aurais aimé photographier cela mais je ne l’ai pu car il y avait toujours quelqu’un !
En plus des moines, des visiteurs de la mission, des voyageurs, il y avait
plusieurs personnes qui travaillaient là.
- un jardinier. Un homme adorable qui, quand nous sommes revenus à la mission après le vol de nos papiers et argent, déposait discrètement,
pendant notre absence, à côté de notre tente tantôt un chou, quelques tomates, des carottes. Nous avons été très touché par sa gentillesse si discrète.
- « Salam ». Tout l’appelait ainsi, il était homme d’entretien et était musulman. Lui aussi a été généreux envers nous quand nous
avons été en difficulté. Comme le jardinier, en notre absence, il déposait quelques morceaux de bois, un peu de charbon de bois près de la tente. Je n’oublie pas tout cela.
- « Cilélo » (je ne sais pas comme l’écrire !) C’était un vieil indien qui venait à la mission pour vendre des bananes. Il arrivait
en disant très haut « Cilelo bananas ! » (bananes à vendre). Beaucoup lui en achetait même si celles du marché de Mérauli étaient plus belles…
- et Jean. Jean était un Belge marié à une Goanaise charmante, ils avaient un petit garçon très mignon. Jean s’occupait de la tea-shop. Il y
préparait, entre autres, de délicieux pan cake ! Je ne connaissais pas ça et j’en ai largement profité ! Au cas où, miracle, il lirait ce texte et se reconnaîtrait, je serais ravie ravie d’avoir
de ses nouvelles ! Nous avons passé d’excellents moment ensemble.
The Monk était très estimé et aimé à Delhi et à l’entour. Il soignait
les gens par une forme de chroma thérapie. Selon le problème qu’il avait diagnostiqué, il faisait boire de l’eau qui devait ou pas être exposée au soleil dans des bouteilles de couleur
appropriée. Un projet d’aménagement de salles pour exposer les personnes à des lumières de couleurs était en cours. Il imposait aussi les mains. Mon compagnon avait des problèmes d’asthme et
bronchites chroniques. Le Monk lui a imposé les mains et fait boire de l’eau qui devait être exposée au soleil dans une bouteille brune (comme celle de la bière Fisher). A l’imposition des mains,
il avait ressenti un grand bien-être. Il a bu l’eau et la fait encore quand c’était nécessaire après notre retour. Pendant plus d’un an, plus de bronchite. Les problèmes respiratoires n’ont
jamais plus été aussi forts qu’avant….
Quelques fois, le Monk nous demandait de l’accompagner quand il
allait à Delhi. Nous le faisions volontiers. C’était un homme très agréable et nous avions ainsi plus l’occasion de bavarder avec lui.
Quand un jour nous lui avions demandé pourquoi il mangeait de la
viande et du poisson alors que nous le croyions végétarien, il nous a répondu : Je suis végétarien mais la viande et le poisson sont des présent et on ne doit pas refuser un
cadeau ni gaspiller la nourriture ». Et pour le poisson, un peu d’humour : « si les poissons se font prendre, c’est parce qu’ils ont mordu à l’hameçon par gourmandise, on peut les
manger ! ». Mais nous avons aussi parlé du bouddhisme et de diverses questions.
Les Indous ne sont pas sectaires en matière de religion. Ils
estimaient le Monk et certains lui demandaient sa bénédiction. Nous sommes ainsi allés à un baptême indou pour accompagner le jeune moine anglais qui le représentait lors de la cérémonie à
laquelle lui-même n’avait pu se rendre. Il y a eu la cérémonie indoue célébrée par un brahmane et une bénédiction par le moine bouddhiste. En suite, biensûr, photos puis repas… Un excellent reps
végétarien servi par terre sur des feuilles d’arbre rassemblées entre elles et séchées.
Parfois, des réfugiés venaient là quelques temps. Je
me souviens tout particulièrement de deux jeunes Laotiens. Leur expression m’avait impressionnée : de la douleur. A les regarder, je ne ressentais que de la douleur. Ce qui avait été comme
miraculeux, ce fut leur sourire et leur expression de joie quand nous leur avions prêté l’orgue indien. Ils en avaient joué en chantant des chansons laotiennes et ç’avait été un vrai bonheur.
Pour un moment, ils avaient du se retrouver.
A la mission, vivaient aussi des animaux : chiens, volailles, veau ,
paons et autres. Il faut que je vous également d’eux car c’était amusant.
Deux chiens nous avaient adoptés (et reconnus à chacun de nos retours)
: Cooky et Blacky. Mais chacun était jaloux de l’autre… Très souvent, ils « gardaient » notre tente ! Personne ne pouvait s’approcher en notre absence ! La nuit Cooky entrait dormir au
pied de notre duvet. Blacky n’appréciait pas ! Il a donc plusieurs fois mordillé les cordons qui tenaient la tente jusqu’à lez couper ! Il faisait ça la nuit. Mais les deux chiens étaient super
sympa. (je n’ai pas de photo de Blacky et une mauvaise de Cooky).
Des pintades : elles adoraient picorer les pneus de la voiture. Je
ne
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Le veau joueur mais là, il est poseur....
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connaissais pas vraiment ces animaux, elles sont très belles toute noire et blanche comme à petits pois, leur « chant » bizarre.
Le veau nous avait fait rire car, je ne sais plus au cours de quel séjour,
il y avait aussi à la mission, un jeune berger allemand. Ils ont fait ensemble des parties pas possibles ! Mais le veau n’a quand même pas les réactions et la vivacité d’un
chien ! Pourtant, il
semblait y mettre de la bonne volonté !
Il y avait aussi une sorte de petits écureuils au dos rayés de blanc et noir, en longueur. Très jolis.
Au deuxième voyage, nous avions amenés de France, du chocolat en poudre et
des pâtes. Ca a fait des heureux ! C’était marrant de voir le regard presque enfantin des personnes qui retrouvent des savoir qui manquent sans qu’on s’en rende vraiment compte ! (il y avait du
chocolat en Inde et on pouvait parfois trouver des pâtes, mais ce n’était pas bon).
Tellement de bons moments à cette mission !
Tant de gens croisés, rencontrés !