Quand nous sommes allés à Tay Ninh visiter le temple de Cao Dai, c’était un matin ; l’après-midi, nous nous sommes rendus à Cu Chi (à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de HCMV). Cu Chi a été un haut lieu de la résistance vietnamienne, tant pendant la guerre d’indépendance contre les Français que pendant la guerre contre les Américains.
On est dans une forêt d’évéas. C’est absolument impressionnant de voir comment des personnes ont vécu pendant des mois dans des espaces si étroits, si sombres, chauds et humide. C’est le sud du Viet Nam et, même pour quelqu’un né dans le pays, la chaleur et l’humidité sont pénibles. Des tunnels le plus étroits possibles (moins d’1m50 de haut et moins d’1m de large, je crois) ont été creusés, environs 40 kms (comme une taupinière), des QG, des infirmeries, cuisines (avec système d’évacuation de la fumée), lieux de vie (ou de survie ?) y ont été aménagés sous terre. Cet ensemble ne servait pas qu’aux combattants mais aussi aux civils qui venaient s’y abriter lors des bombardements.
Tout cet ensemble est quasiment invisible quand
on y circule, alors il doit être totalement invisible depuis des avions, même volant à basse altitude. De petites ouvertures sont pratiquées dans le sol pour l’accès aux tunnels et recouvertes de feuilles, de terre (Quelques tunnels ont été élargis pour mettre le passage des visiteurs –moins minces que les Vietnamiens) des lieux faits à l’identique reconstruits pour la visite.
Mais c’est cette invulnérabilité même qui a valu à Cu Chi d’être bombardé à outrance, arrosé de défoliant, mitraillé à volonté, villages massacrés… Pourtant, cet acharnement des Américains aura été vain (même s’il a fait souffrir tant de personnes, Vietnamiens et Américains GI qui étaient des appelés). Il faut savoir aussi que les séquelles dues à « l’agent orange » sont encore importantes, tant pour le sol que pour les personnes.
On ne peut être qu’admiratifs devant ces gens qui ont su opposer et tenir une telle résistance et dans de
telles conditions ! Dommage qu’autant de capacité ait été utilisée à la guerre, qu’aurait-elle pu faire en temps de paix ? Peut-être ce qu’elle fait actuellement où le pays se développe tant ! J’ai déjà fait ce type de remarque dans d’autres articles, le Viet Nam est un chantier gigantesque (depuis 2003, quand nous étions dans le sud, le plus grand tunnel d’Asie a été construit entre Nha Trang et Da Nang. (vers le col des Nuages) ; des routes ont été aménagées, des usines construites, l’hôtellerie se développe (mais maintenant d’une façon moins anarchique qu’il y a quelques années et de très bonne qualité).
Quand on visite Cu Chi, une présentation simple et complète, accompagnée de films, est faite aux visiteurs, ce qui permet d’avoir beaucoup d’informations (mais je n’ai pas tout retenu !).
Soyons humbles quand nous visitons de tels lieux : des gens y ont souffert et n’oublions pas notre chance de ne pas avoir connu de guerre ! (en espérant que la paix soit durable).
(Des photos quan le problème de scanner sera résolu...)
Un lien intéressant :
http://www2.ac-lyon.fr/etab/colleges/col-69/jzay/cuchi.html
et :
http://evietnamtours.com/home/index.php?mod=abtraction&id=8&lang=fr
Lors de cette journée sur le Mékong, nous avons pu voir la fabrication de "caramels" de moix-de-coco et ça, c'est une merveille ! (je tiens à y retourner pour en racheter... ils ne sont pas de longue conservation car faits artisanalement, mais c'est DE LI CIEUX !)
Le lait de coco est longuement et doucement cuit tout en étant remué sans cesse ; il devient une pâte plus ou moins brune ou dorée ; elle sèche pour devenir un peu compacte, elle est découpée en longues bandes puis en cubes qui sont pliés dans un celophane transparent (comme des caramel).
Si vous allez sur le delta du Mékong, il faut en acheter !


Nous sommes allés une journée sur le delta du Mékong, en groupe, par Sinh Café.
Départ Saigon en bus, passage, sur un grand p
ont de fer.
Nous avons vu à plusieurs reprises des tombes dans des champs ou aux abords des maisons.
A la descente du bus, accueil par des marchands de chapeaux... ce n'est pas très agréable mais c'était notre première promenade, elle s'est faite en groupe et nous ne savions pas ce que cela impliquait !
Mais restons optimistes : il fait moins chaud qu'à Saigon, diverses sortes de fleurs ornent les côtés du chemin de terre que nous empruntons pour nous rendre à l'embarcadère. Là, nous montons dans un grand bateau, des bancs, un espace couvert, il y a une petite brise très agréable.
J'ai oublié les commentaires du guide, en anglais donc écoutés d'une oreille ; le paysage est beau ! Ce large fleuve aux eaux ocres ! J'en avais rêvé, je ne sais pourquoi... Comment imaginer, sous ce climat tropical, que ce fleuve doré et calme descend de l'Himalaya, a parcouru plus de 5000 kilomètres, traversé tant de pays (Chine, Birmanie, Laos, Cambodge) !
Voir la carte su Wilkipédia
Arrêt sur île couverte de longaniers ! Petite promenade dans cette campagne ilienne... beaucoup de canaux bruns, des fleurs.
Des objets sont vendus aux visiteurs : ils sont fabriqués avec du bois de noix de coco (très nombreux cocotiers sur d'autres îles, quelques uns sur celle-ci). Je râlais un peu qu'Etienne achète des baguettes et autres petites cuillères et couverts de table (mais... on en a offert le plupart et on a gardé les baguettes... et
bien... on s'en sert souvent et elles ne se sont pas du tout déformées ! En fait, ces petits ustensiles sont de très bonne qualité ! Comme quoi...)
C'est sur cette première que nous avons pris le repas de midi. Nous l'avons partagé avec un Japonais. Là, pas le choix de menu : poisson-éléphan
pour tout le monde ! C'est un drôle de gros poisson qui s'est avéré être délicieux. On le mange en en prenant des petits morceaux, des morceaux de condiments que l'on roule dans une galette de riz.
La promenade a continué vers une autre île. Nous en voyons beaucoup portant diverses végétations.
Là où nous nous arrêtons, ce sont des cocotiers. Nous montons dans de petites barques menées surtout par des femmes, nous sommes quatre personnes par embarcation. Un arrêt à un endroit où l'on fabrique le rhum vietnamien (qu'on nous fait goûter à quatre heure de l'après-midi ! Bien sûr, on en achète -c'est pratique à ramener...- ainsi que du miel liquide... pour faire le ti-punch !
Il y a eu une ou deux averses dans cet après-midi mais elles ne durent pas.
Retour à Saigon.
Nous sommes heureux de notre promenade.
Le théâtre, construit en 1900 par l'architecte français Ferret était conçu pour être le plus frais possible grâce à de nombreuses petites ouvertures pratiquées dans les murs (mais, d'après ce que j'ai lu sur des cartes postales, les colons se plaignaient beaucoup de la chaleur !)
Il a été rénové en 1999, à la demande du Service de la Culture de la ville de HCMV, par une équipe française Audio Equipement et Asia LTD, preuve du dynamisme de la ville en ce qui concerne la culture. Le théâtre, colonial de part son architecture, peut être un théâtre moderne à l'intérieur.
Il est situé dans le centre ville, jardins, arbres et allées fleuries, grands hôtels, supermarchés.

Hôtel de ville construit en 1907 par Paul Gardès, aujourd'hui occupé par le Comité Populaire.
Devant, une statue d'Ho Chi Minh. Il semble être de coutume de se faire photographier devant car il y a toujours des couples, des plus ou moins petits ou grands groupes de Vietnamiens ou d'étrangers prenant la pose...