Le musée de la Révolution est un endroit étonnant. Sa forme générale est évasée vers le
haut. On y accède par un large escalier. Il y a un très grand hall au rez-de chaussée avec vestiaire, snack et commodités. Cet escalier continue au 1ier étage (où l'on ne s'arrête pas) puis au second où se trouve l'exposition.
J'ai été très surprise par l'ensemble : des objets, meubles aya
nt appartenu à Ho Chi Minh, d'autres ayant été utilisés pendant les guerres, d'autres encore offerts à Ho Chi Minh, des vitrines avec textes et images retraçant la résistance au colonialisme français, à l'occupation japonaise et américaine et aussi des sculptures, un mémorial avec en fond des vitres bleu-vert parsemées de bulles claires représentant les larmes des Vietnamiens pleurant la mort d'Ho Chi Minh. L'ensemble est très étonnant. Très intéressant aussi.
Nous y étions un dimanche matin et un après-midi en semaine mais là il y a toujours beaucoup de monde de toutes origines.
D'autres image dans l'album-photos "Viet Nam" :
http://barulage.over-blog.com/photo-65024-79-ha-noi-musee-de-la-revolution_jpg.html
Nous sommes allés deux fois voir cette si jolie pagode de Ha Noi. La première fois e
n cyclo-pousse, un dimanche matin… que nous pensions être un jour tranquille…. Et bien, pas du tout ! Les Vietnamiens se promènent beaucoup le dimanche et visitent divers lieux, tels la pagode au Pilier Unique, le musée de la Révolution, le mausolée de Ho Chi Minh, le Temple de la littérature (qui sont tous dans le même secteur nord ouest de la ville). Donc, il y avait foule ! Autant des curieux que des personnes venant se recueillir quelques instants et faire une offrande (fleurs, fruits, argent, encens). La seconde fois, c’était en semaine, avec un petit groupe de Kim Cafe 6 ou 7 parsonnes, accompagnés d’une guide très aimable. Et, bien que venus en groupe, nous avons pu profiter à loisir de cet endroit si plaisant.
Cette pagode a été construite au XIième siècle, reconstruite au XIIIième, au XXième détruite par les Français et reconstruite par le nouveau gouvernement vietnamien…. A l’origine, elle était le cœur d’un ensemble de pagodes, elle était plus grande et son pilier en bois de tek et non en béton comme actuellement.
Son histoire est aussi une légende avec quelques variables : le roi l’aurait fait construire après avoir vu en rève une déesse lui tendre en enfant mâle sur une fleur de lotus, puis épousé plus tard une paysanne qui lui aurait donné son 1ier fils. (parfois, c’est la reine qui lui donne un fils, d’autres la paysanne était une concubine ; parfois aussi c'était la déesse qui était assise sur une fleur de lotus).
Mais qu’importe, la pagode, malgré ses mésaventures et grace un peu à ses légendes, reste un petit bijou, une fleur de bois surplombant un petit lac recouvert de lotus…
D'autres photos dans l'album "Viet Nam" :
Parmi les nombreux lieux et mo
numents à voir à Ha Noi, il y a la très belle (et ancienne) pagode Tran Quoc (Défense du Pays ou Fondation du Pays).
Elle a été érigée en un autre lieu au XIième siècle et transférée sur cette presqu'île du Lac de l'Ouest au XVIIième ; elle est plus ancienne que la ville d'Ha N
oi. Sa tour domine un plaisant petit lac fleuri de lotus, tour de briques rouges finemant décorée dont chaque niche abrite un bouddha blanc ; l'ensmble est très riche en temples, statues, stelles (j'ai lu qu'elles relatent l'histoire de la pagode). A ses côtés, un cimetière monastique.
Nous étions là en fin de matinée aussi nous n'avons pu voir tous les lieux.
Belle doc dans :
http://gilkergu.club.fr/hanoi/tran_quoc/tran_quoc.htm
Nos autres photos dans l'album Viet Nam :
http://barulage.over-blog.com/photo-65024-96-ha-noi-pagode-tran-quoc_jpg.html
Une autre promenade avec nos guides à mo
bylette.
Ce matin-là, nous sommes passés par plusieurs villages et n’avons pas eu à faire aux marchands. Sauf… les enfants vendant des bâtons… de grands bambous pour bien marcher dans des chemins de pierres, paraît-il. Je n’aime pas tenir un bâton pour marcher, je trouve ça trop encombrant !
Nous avons parcouru quelques kilomètres à mobylette depuis Sa Pa, en traversant une cascade d’eau boueuse qui traversait la route. Puis arrêt au péage et dépôt des mob un peu plus loin. Une vue magnifique sur la vallée ! Une petite rivière argentée qui ondule au travers des champs… Quelques chemins de terre rouges apparaissant et semblant se perdre dans la verdure…. Parcours à pieds dans ce paysage de rêve ; on passe plusieurs fois sur des ponts de bois suspendus, avec portique, enjambant la rivière ; les chemins sont plus ou moins inondés.
C’est là que nous avons vu et passé un petit pont de planches passant par-dessus les méandres du chemin inondé et où une petite fille faisait payer le passage : 100 dongs…. Nous avons traversé plusieurs ha
meaux dont un avait une école : nous avons croisé des étrangers, des villageois aux vêtements noirs ou bleu foncé ou chamarrés de fleurs, vert vif aussi, des chiens jaunes, des cochons noirs, des canards blancs…. Dans un café en plein air notre guide a fumé la longue pipe à eau, Etienne a goûté ; on peut utiliser ces pipes qui sont à disposition dans les cafés, on paye le tabac si on n’en a pas.
Nous avons fait également une pose dans un petit village où nous avons mangé des sortes de paquets de feuilles contenant une pâte de soja avec des graines de céréale et cuits à la vapeur : peu sapides donc pas mauvais… collants… très chauds mais bien venus après près de 3 heures de marche.
Notre guide a voulu nous mo
ntrer les hébergements pour les visiteurs qui passent 2 ou 3 jours dans les villages : ils sont reçus dans une maison un peu plus grande que celle des villageois mais également en bois, au rez-de-chaussée une grande pièce commune au sol de terre battue mais canapés et tables basse (on nous a gentiment offert le thé), en mezzanine le lieu pour dormir. Tout cela toujours dans un paysage splendide et tellement calme, dans le presque silence, on entend le moindre insecte, le plus petit souffle d’air.
Remontée vers la route et nous sommes rentrés à Sa Pa. Avec ma guide nous avons du la pousser car il n’y avait plus guère d’essence et dans les côtes on callait…
Je ne sais la quelle de ces ballades j’ai préférée, chacune m’a enchantée et l’enchantement était chaque fois différent. Tout le pays est enchanteur… Les gens sont aimables et les paysages… chacun ses mots mais pour moi ils doivent traduire l’émerveillement et la paix. Peut-être le bonheur ?

Il y a un diaporama avec plus de photos ici.
Un matin, avec nos deux guides à mobylette, nous sommes allés voir une jolie
cascade, à quelques kilomètres de Sa Pa. Il pleuvait un peu. Mais le paysage était toujours si beau ! et les nuages plus ou moins bas les modifient sans cesse… C’était la route qui descend à Lao Cai (là où se trouve la gare ferroviaire) et le matin de l’arrivée nous l’avions vue en mini bus, au petit jour, un peu ensommeillés.
La cascade en elle-même n’a rien d’extraordinaire, elle descend un peu par paliers avec un fort débit qui blanchit l’eau ; les alentours sont boisés ; un chemin très praticable passe de chaque côté, reliés par un petit pont.
C’est à proximité que nous avons goûté les brochettes de porc mariné et le riz gluant cuit dans le bambou (un régal) si vous allez dans cette région, il ne faut pas manquer ça !
L’après-mid
i du même jour, nous sommes allés avec eux dans un village, plus loin au sud de Sa Pa. La route serpentait au milieu des cultures en étages très étalées, peu pentues et extrêmement vertes (on pourrait dire «trop vertes») comme nos champs de blé au tout début du printemps en région de montagne après un hiver bien enneigé.
Il y avait (il y a toujours, semble-t-il) une grotte à proximité, nous y sommes allés ; des enfants proposaient d’acheter des torches… C’était amusant car la grotte était assez petite !
Dans le village, rencontre avec quelques villageois qui vendent leur artisanat –du tissage- Espérons que ce n’est pas leur culture qui disparaîtra avec les articles vendus trop vite, faits aussi trop vite ; J’avais eu l’occasion de voir des pièces brodées par les h’mongs en 1977 environ quand ma mère, avec d’autres personnes,
s’était occupée de l’accueil de réfugiés h’mongs et c’était un travail d’une très grande finesse qu’on ne trouve pas dans les objets vendus aux touristes (mais il y a quelques belles broderie dans un magasin de Sa Pa).
La pluie forcissant sérieusement nous oblige à partir et le retour n’a pas été des plus agréables car les gouttes d’eau, très fines, étaient comme des myriades de minuscules pointes sur le visage et faisaient mal. C’était encore plus dur pour les guides qui conduisaient, même avec une casquette à grande visière pour lui et un chapeau conique pour elle !